Certains philosophes se sont efforcés de justifier l'existence de Dieu, par des arguments de toutes natures. Pour résumer rapidement on peut les classer comme suite : Arguments téléologiques (à
desseins, ex: Paley), cosmologiques (cause première, ex Kalam) ou encore ontologique (par définition, ex Descartes), alors que d'autres, ont tenté de discuter ou même réfuter ces arguments (ex :
Kant) mais tout en restant déistes.
Quoi qu'il en soit, tout ceci ne débat que de l'existence de Dieu sous sa forme monothéiste, représentée par les grandes religions et qui définit ses attributs, comme étant le créateur du
monde, omniscient, omnipotent, omniprésent et bon.
Or avant l'idée de Dieu unique, l'homme croyait en "des dieux multiples", ex: divinités grecques ou égyptiennes.
Et ces dieux n'étaient ni "tout puissants", ni "parfaits", ils avaient leurs caractères, leurs spécificités et mêlant joyeusement le bon et le moins bon, le bien et le mal, ne se souciant au fond
bien moins de cette pauvre créature qu'est l'homme que de leurs propres bien-être. En résumé, des dieux égoïstes, un peu trop peut-être.
Jusqu’aux jours, où ils furent balayés par l'avènement d'un concept, qui instaura l’idée d’un Dieu unique, se souciant cette fois du salut de sa pauvre créature, un dieu éternel, tout Puissant,
mais surtout juste et bon par définition, car parfait.
Mais comme le réel ne semblait toujours ni juste, ni bon, comme la vie étaient toujours aussi rude et imparfait, pour justifier cette imperfection, l'homme conserva face à ce Dieu, l'idée d'un
mauvais pion, un trublion, faiseur de mal et source de péchés. Celui là porta autant de noms que de civilisations, Diable, Ahriman, Belzebuth, ...
D’un côté le « bien et le salut», de l’autre le « mal et la tentation », et au milieu l’homme !
Alors à tout considérer, je trouve l'ancien système, finalement plus avantageux.
Quand les choses n'allaient pas, tout d'abord on pouvait, comme dans l'administration, se tourner vers un responsable bien précis, selon son problème et ses demandes. On pouvait même parfois "
acheter" ses faveurs, non pas uniquement pour l'autre rive par ses prières, mais bien dans ce monde et pour ce monde.
Et puis ce dieu responsable, on pouvait lui en vouloir, ou à la rigueur le comprendre car, imparfait, il pouvait s’être trompé ! Pour finir, il y avait toujours une chance pour qu'il change
d'avis envers vous!
Alors qu’avec le concept de Dieu unique et parfait, omniscient et éternel, et bien aucune chance. La volonté Divine n'admet aucune critique.
Comment critiquer la perfection?!
Et si cela vous est insupportable, prenez votre mal en patience et dites-vous que « vous » l’êtes : imparfaits.
Alors ce monde devint purgatoire... !
K.T
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