Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:03

Et puis il y a les autres, ceux qui vivent sans cette sensation d’empressement, sans cette distorsion des sens, sans ce décalage avec la réalité. Les gens normaux, sains si j’ose dire. (Car cette conscience trop développée rend malade. )

Regardez autour de vous, combiens font des projets sur dix, vingt, ou trente ans ? Se chargent de crédits ou encore préparent leurs retraites avec un tel sérieux qu’ils en oublient le présent même ? Ou à l’inverse, combiens ne vivent que « ici et maintenant », sans penser aux conséquences de leurs actes ni à leurs résultats dans un futurs plus lointains ? Beaucoup je pense pour ne pas dire presque tous. Or bien que cela semble à première vue contradictoire, une dichotomie, les uns comme les autres sont animés par la même force, bien que réagissant différemment, à la même cause.

Les premiers, tels des fourmis dans la fable ; se pensent immortels, pensent que si aujourd’hui existe, demain existera forcement, alors ils entassent, ils ramassent et font des provisions à tel point que l’idée de dépenser aujourd’hui finit par les terroriser ! Les autres, cigales, pensent être en harmonie totale et irrévocable avec le présent, à tel point que ce qui compte le présent et rien d’autres n’existe en dehors de l’immédiateté. Le plaisir immédiat, la possession immédiate, la jouissance immédiate, la réussite facile et immédiate, etc…. c’est ce qu’on aime à nommer : société de consommation. Tout maintenant et tout de suite, et peu importe ce qui en coute à soi ou encore moins aux autres. Ils ont d’une certaine façon, gardé l’inconscience de la petite enfance. Et même certains ont une appréhension de la réalité que je qualifierai d’animal ou animalisé. Car ce qui fait la différence entre l’homme et la plupart du règne animal, pour autant qu’on le sache, c’est la conscience d’être mortelle. Une conscience intimement liée à celle du « temps » et de son irréversibilité. Cette petite voix qui nous dit que nous sommes soumis, quoi qu’on fasse, où qu’on soit et qui que l’on soit, au temps qui passe, et qui jusqu’à preuve du contraire, nous amène droit vers la mort. Le deuxième principe de la thermodynamique, la notion d’entropie et le désordre croissant ou encore ce que la physique appelle l’irréversibilité de la flèche du temps, n’expriment que ceci : le temps ne revient jamais en arrière et que les conséquences de la moindre action, ne peut que se propager.

Tout ceux-là ont enfermé à double tours, dans un tiroir caché dans les limbes de leurs mémoires, le fait que l’avenir n’est qu’une probabilité, une idée, une possibilité, qu’il n’existe réellement que lorsqu’il est devenu présent, et ne réalisent pas qu’alors devenu réel, « présent », il n’est appréhendable ; accessible à la conscience et la réflexion, qu’une fois qu’il est « vécu » , c'est-à-dire passé et donc devenu « du passé » !!

En fait si le présent est la seule chose, le seul moment qui existe vraiment , il reste en vérité inaccessible à l’homme sans faire appelle au passé et avenir. C’est ce que je reproche à tous les pseudo philosophies d’inspiration bouddhistes qui prônent le bonheur dans le fait de vivre l’instant présent. Car à mon sens ; si on ne vit et on ne peut vivre que l’instant présent , on existe et on ne peut exister que dans le passé ou le futur !

Suite…………..

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:15

D’autres non pas dépourvu de dons dits artistiques, car je pense que nul n’en est dépourvu, ne les développent guère et trouvent plus aisé de se noyer dans une sorte de suractivité.

Ce sont tous les fous du travail, ceux qui s’acharnent à vivre pour travailler et non travailler pour vivre. Car le travail, tout comme l’artistique permet d’oublier de modifier son espace-temps. Ils trouvent dans le travail un microcosme, et dans l’organisation du travail et du temps de travail, une certaine sécurité en cela qu’ils croient pouvoir maitriser ce temps et ces aléas et donc d’imposer son propre rythme à la vie au lieu de subir le rythme de la vie.

Ainsi le cadre qui fixe ces rendez vous, dans son bureau bien à l’abri du monde extérieur, a le sentiment de tordre le temps ; de maitriser l’événement et le moment en décidant du début et de la fin de l’entrevue, de l’endroit mais aussi parfois même de l’issu ! Ainsi il a l’impression de modeler son temps (la vie) à sa convenance, de l’obliger à se plier à son rythme en le maîtrisant alors qu’au fond, il ne cherche qu’à se synchroniser avec le présent immédiat , et donc à exister ! Je n’aborde pas ici l’attrait du gain ou le pouvoir ( synonyme), mais le processus psychologique par lequel certaines personnes passent leur vie non seulement au travail (même en vacance) mais font passer le travail ( comme si le travail était une chose particulière, une entité concrète telle une personne) avant toute chose dans la vie. Ces fous du travail ne sont pas tous riches ou faiseurs d’argents. Non ceci dépend des circonstances et des rencontres heureuses comme toute réussite d’ailleurs (le conatus est soumis aux événements et rencontres tout autant qu’à la volonté et choix). Non, beaucoup sont de simples travailleurs sans sous, des petits chefs ou même des artisanats modestes. Simplement ils sont acharnés, ne pensent qu’au travail et ne vivent que pour et par le travail. Ce sont ceux qui se suicident pour un contrat perdu ou un ordre contraignant, ou encore une dépréciation hiérarchique…. Car leur monde se résume au travail et pour un peu qu’un grain de sable vienne modifier cette construction du temps, celui-ci s’écroule ! Ce monde est le leur car ils y trouvent non pas forcément gloire ou fortune, ni même toujours reconnaissance, mais un hui clos ordonné, dans lequel il peuvent distordre le temps, et ainsi tenter d’être dans l’instant, ou autrement dit : se sentir exister

Sous leurs aspect sérieux et parfois même austère, ces fous du travail qu’ils soient riches ou pauvres, puissants ou méconnus, businessmans ou simples ouvriers, sont tous en quelques sortes des artistes manqués, avec lesquels ils partagent un point commun : La conscience de l’impossibilité d’arrêter le temps, celle de ne pouvoir jamais réellement et consciemment être dans le temps présent, un présent dont on n’a conscience qu’une fois qu’il est déjà du passé.

Suite….

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:15

Parfois ils développent des dons artistiques, deviennent écrivains, peintres, poètes musiciens, chanteurs, danseurs ou sculpteurs,.... afin de tenter d’attraper au vol, l’espace d’un instant, cette vie qui leur échappe inévitablement, de faire durer ce sentiment non pas d’être vivant mais d’exister vraiment.

L’expression artistique permet cela en ce qu’il rend le temps élastique, pendant mais aussi après. Pendant car L’artiste trouve à travers l’art, une fenêtre temporel, qui l’harmonise avec la vie lui donnant ce qui lui manque tant au fond : du corps, du continue, une réalité. Il existe enfin à travers son art, tel un fantôme sans consistance, à qui l’espace d’un moment, on prêterait corps pour qu’il puisse non seulement être mais exister. Il peut enfin par le prisme de son monde à lui, de son propre langage, de ces propres codes, appréhender une réalité qui le laissait jusqu’ici sur le bas côté. Il rattrape, en quelque sorte ce décalage temporel et lui dicte ses propres règles. Ainsi l’artiste maitrise le temps et peut se sentir vivre enfin comme individu « libre ».

Pendant donc, mais aussi après, puisque son œuvre tend à résister, à perdurer par sa propre existence, à travers le temps et même parfois la mort. C’est pourquoi l’artiste cherche la reconnaissance. Non pas tant pour la gloire et les paillette, mais pour laisser une trace, si petite qu’elle soit à travers ce temps qui lui échappe sensiblement. Il prend en quelques sorte sa revanche sur la vie, cette vie qui passe sans l’attendre, qui l’ignore mais le fait souffrir ; ce temps et qui n’attend personne en faite, simplement lui il le sait et le sent un peu plus que les autres.

Voilà l’essence même de l’art. Tromper la mort….et devancer la vie.

suite.................

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 15:19

"Les rêves ne se réalisent pas tout seul, il faut leur courir derrière." J' ai longtemps couru et me suis épuisé, "Aujourd'hui je suis réveillé, et mon rêve ne me plait pas". Plus la force de courir, à peine de marcher.... je veux me rendormir.

k.T

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 02:52

Il y a comme un fossé entre la vie et certaines personnes.

Comme une incompatibilité, une déchirure, un sentiment d’étrangeté.

Comme si la vie ne se déroulait pas à l’instant et en eux, mais à distance et malgré eux. Comme si elle était une chose étrangère, une sorte de nostalgie mélancolique, un rêve, une illusion. Ils évoluent dans un monde ou une réalité parallèle, un autre espace temps.

Comme si la vie avait toujours une longueur d’avance sur eux, et que ce qu’ils en ressentaient, était non pas l’instant, mais juste la trace de l’instant déjà passé. Ou encore comme si la réalité se déroulait tel que dans un rêve,avec des règles bien précises mais étranges et distordues.

Cela est dû, en dehors du non-sens inhérent à la vie, à la conscience que quoi qu’on fasse, on ne peut retenir l’instant, que le temps de vouloir vivre, conscientiser et savourer le moment présent, il est déjà passé.Que ce qu’on vit n’est que l’empreinte d'un passé plus ou moins immédiat, d'un instant évanoui pour toujours et que ce dont on a conscience n’est que l’ombre projeté sur le mur, d’un spectacle dont on ne peut jamais vraiment faire partie de façon synchronisée, et cela du fait même que le temps de vouloir participer au "moment", il n’est déjà plus !

Cette conscience d’une existence à jamais inaccessible, d’un décalage impossible à combler entre le "moment" et la conscience de l’existence de ce même moment est irréversible. Une fois en installée, on ne peut l’effacer ni l’ignorer. Elle est là, en vous et ne vous quitte jamais. C’est comme un sens supplémentaire, une corde qui vibre et qui n’aurait jamais dû.

Ces gens là sont par conséquent incapables de se réjouir de la vie, Cette conscience plus aiguisée que la commune du temps qui passe, de cette succession d’instants qui leur échappe continuellement (par le fait même qu'on ne peut conscientiser le moment qu'une fois qu'il n'est plus), les empêche de vivre le moment présent et par là même; de se sentir "exister" …


Suite....

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 02:30

Voici la nuit venue,

l'espoir mort chassant l'ennui; voici le temps, de ne plus faire semblant ;

et de souffrir, de pleurer, ou bien de rire, comme un fou perdu dans ses délires,

d'être soi-même, de s'aimer un peu ,ou se détester beaucoup,

mais surtout, à l’abri du soir

ne plus rien devoir;

ni aux autres, ni à "l'autre" ni à soi.

Plus de lois, plus de Foi, se noyer dans le néant des illusions des rêves et autres fantasmes, jusqu'à se voir déformé ou mieux,: "reformé", tel un puzzle qu'on assemblerait au gré de ses désirs, de ses remords et de ses regrets.

Voici venue la nuit , une de plus ou une de moins , peu importe,

mais annonçant un possible nouveau jour? ....., un de plus, un de moins?,....que le diable l'emporte.

K;t

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 02:13

le bruit qui me calme , n'est ni celui de l'eau qui ruisselle , ni celui du vent dans qui chancelle, dans les feuilles des arbres.

Le bruit qui me calme, n'est ni celui d'un rire qui pour un instant inflige à l'ennui une trêve, ni celui d'une berceuse qui de son doux rythme, invite aux pays des rêves

Le bruit qui me calme, n'est ni celui de cliquetis venant de la cuisine, promesse d'un festin, ni celui la cohue ambiante d'une ruelle, témoin de multiples destins.

Le bruit qui me calme n'est ni le chant fabuleux d'un oiseau en quête de charme, ni celui d'un musicien ivre d'amour,chantant son âme.

Ni la pluie, ni le vent, ni l'orage, ni les chants .

Non.

Le bruit qui me calme est celui que beaucoup détestent , car il annonce dans un rythme presque céleste, l'avance sans retour de la nuit et du jour.

Il chante à l'oreille que rien ne dure, à qui veut bien le croire , ni le bien, ni le mal, ni l’échec, ni victoire. Ni pouvoir, ni honneurs, ni souffrance ou bien bonheur. Ni la gloire ni misère, ni pouvoir ni la chair. Ni beauté ni laideur, si l'angoisse et la peur.

Que seul demeure l'amour, peut-être ,le reste s'efface, rien ne résiste au temps qui passe.

Le bruit qui me calme est celui qui annonce une liberté, le changement du moins, vers le néant ou ....l’éternité :

Tic- tac, tic-tac, tic-tac.......

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:13

j'ai beaucoup de non dits, et beaucoup trop-dis.

En proses, essaies ou poésies, de mon vécu, j'en ai craché une partie,

Mes peurs, chagrins, et soucis, espérances futiles, victoires brefs, amis ou ennemis

je les ai tous couchés sur du papier sali, par des gouttes salées de ma mélancolie.

Et maintenant, au crépuscule de ma vie, au seuil même de ce voyage dans l'oubli,

une seule certitude, de plus en plus me remplie :

La vie : MAIS quelle belle connerie !

certitude
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 22:44

le commencement de la certitude?

Pas sûr .

doute
Partager cet article
Repost0
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 01:56

J ai passé ma vie à construire et reconstruire , à boucher et déboucher les interstices, à colmater les brèches, à réparer le haut, le bas , l'endroit et l'envers du décors, à tout apprendre et tout essayer, m'obstinant et travaillant sans relâche, croyant à l'incroyable et repoussant l’inévitable, crédule et naïf, espérant voire l'effort récompensé le mérite gagner.

Mais aujourd'hui, je suis "fatigué patron".

Fatigué de devoir faire et refaire sans cesse le même travail, et de reconstruire brique par brique ce bâtisse distordue et fragile qu'est ma vie , et le regarder s'écrouler de nouveau. Et je sais maintenant que cet échec n'est pas "que" de ma faute.

Patron, tu as triché.

Tu m'a donné le talent et le savoir faire, le temps et les occasions d'essayer, le matériel et l'argent nécessaire et même le cite adéquat pour une belle bâtisse, mais tu ne m'a jamais donné la première chose nécessaire à quelconque construction valable: Le bon matériau ! Il est défectueux ton ciment ! Il ne prend pas !

Patron tu as triché. Tu t'es foutu de moi. Tu m'as regardé des années durant empiler pierre par pierre, brique par brique, étage par étage une mélasse, une bouse séchée, une merde sans nom qui ne pouvait qu'au final, que s'écrouler.

Et tu t'es fendu la poire, sans jamais me dire que cette saloperie ne pourrait jamais tenir le coup. Oh, je l'ai compris assez tôt mais je me suis dis naïvement et courageusement qu'avec du travail et de la persévérance, j'arriverai a en changer la nature, à la rendre solide et brillante, souple et résistante, suffisamment en tout cas pour en tirer quelque chose de bien. Mais là encore patron, tu as triché. Tu m'a fait croire à cette possibilité, tu m'as fait entrevoir régulièrement une possibilité, même infime de changement. Or je le sais maintenant , la nature du matériau de la vie, ne change jamais. On a ce qu'on a et faut faire avec. ET bien patron, j'ai fais et refais avec, suffisamment longtemps, mais là je suis fatigué. Je n'en peux plus, ça a trop duré et je ne crois plus à tes mensonges.

Alors Trouve- toi d'autres ouvriers de qui te moquer, d'autres pantins crédules dont tu pourra tirer les ficelles pour ta propre distraction car moi patron; je démissionne.

k;t

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le monde est fou....moi aussi.
  • : Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
  • Contact

logo vdm big
Tout ce qui a un début, a une Fin.

همه از مرگ مي ترسند، من از زندگي سمج خودم...."

 
آن‌چه که زندگی بوده‌است از دست داده‌ام، ............... بعد از آنکه من رفتم، به درک، می‌خواهد کسی کاغذپاره‌های مرا بخواند، می‌خواهد هفتاد سال سیاه هم نخواند، من فقط برای این احتیاج به نوشتن که عجالتا برایم ضروری شده‌است می‌نویسم
S.Hédayat.
من گنگ خواب دیده و عالم تمام کر است ؛ من عاجزم از گفتن و خلق از شنیدن است

Droit, tout droit vers cette obscure clarté,

qui tombe des étoiles...

Sans-titre.jpg 

 
این چه حرفیست که در عالم بالاست بهشت
هر کجا وقت خـوش افتـاد همانجاست بهشت

دورخ از تیـــــــــرگی بخت درون تـــــــــــو بــود
گر درون تیــره نباشد همه دنیــــاست بهشت

A.TABRIZI 

Poète perse.

 

6a00d834515f9b69e20168e5c36718970c-800wi

 


مراد از زنده ماندن ، امتداد خورد و خوابم نیست
توان دیدن دنیای ره گم کرده در رنج و عذابم نیست
هوای همنشینی با گل و ساز و شرابم نیست .

جهان بیمار و رنجور است .
دو روزی را که بر بالین این بیمار باید زیست
اگر دردی ز جانش برندارم ناجوانمردی است .

نمی خواهم بمیرم تا محبت را به انسانها بیاموزم
بمانم تا عدالت را برافرازم ، بیفروزم

خرد را ، مهر را تا جاودان بر تخت بنشانم
به پیش پای فرداهای بهتر گل برافشانم
چه فردائی ، چه دنیائی !
جهان سرشار از عشق و گل و موسیقی و نور است …

نمی خواهم بمیرم ، ای خدا !
ای آسمان !
ای شب !
نمی خواهم
نمی خواهم
نمی خواهم

 مگر زور است ؟  

F;Moshiri

 

Condition humaine

iran  


(Saadi, Poète perse 1184-1283)

 553806_430808160316219_442424970_n.jpg


Celui sui se transforme en bête,
se délivre de la douleur d'être un homme


Coupable !!

banane-rock.jpg
  Boite à blabla

 

 

" Mais chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
E.R

La vie ?!

 

کاش میشد سر نوشته خویش را از سر نوشت 

کاش میشد اندکی‌ تاریخ را بهتر نوشت

کاش میشد پشت پا زد بر تمام زندگی‌

داستان عمر خود را، گونی دیگر نوشت

The Only King

Music 4ever

28348 121812137842746 646493 n

 

logo_vdm_big.jpg


ميون يه دشت لخت زير خورشيد كوير
مونده يك مرداب پير توی دست خاك اسير
منم اون مرداب پير از همه دنيا جدام
داغ خورشيد به تنم زنجير زمين به پام


من همونم كه يه روز مي خواستم دريا بشم
مي خواستم بزرگترين درياي دنيا بشم
آرزو داشتم برم تا به دريا برسم
شبو آتيش بزنم تا به فردا برسم


اولش چشمه بودم زير آسمون پير
اما از بخت سيام راهم افتاد به كوير
چشم من به اونجا بود پشت اون كوه بلند
اما دست سرنوشت سر رام يه چاله كند


توی چاله افتادم خاك منو زندوني كرد
آسمونم نباريد اونم سرگروني كرد
حالا يه مرداب شدم يه اسير نيمه جون
يه طرف ميرم تو خاك يه طرف به آسمون


خورشيد از اون بالاها زمينم از اين پايين
هي بخارم مي كنن زندگيم شده همين
با چشام مردنمو دارم اينجا مي بينم
سرنوشتم همينه من اسير زمينم


هيچی باقی نيست ازم لحظه های آخره
خاك تشنه همينم داره همراش می بره
خشك ميشم تموم ميشم فردا كه خورشيد مياد
شن جامو پر می كنه كه مياره دست باد