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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 20:13

eset-androide-5.png

 

Voici mon rêve.....être un androïde.

Un esprit, vivant dans une machine. Une machine non fragile et périssable à base de carbone, mais puissant et durable. Et surtout facilement réparable. Un esprit enfin libre des contraintes du corps, et un corps libre des douleurs de l'esprit.

K.t 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 13:45

D'un côté l'observation du réel appréhendable, la curiosité, la capacité d'analyse et de raisonnement, et de l'autre les espérances et les craintes, les croyances et les peurs, mais aussi le besoin de comprendre, déchirent l'homme face à la nécessité et les contraintes de l'existence. 

Face à l'incompréhension du monde et des êtres, mais aussi grâce à cet instinct de survie inscrit au plus profond du vivant, naquirent très tôt, dans l'esprit de l'homme, deux questions, deux courants, deux torrents, prenant leur élan à la même source, creusant des sillons indélibiles dans l'histoire humaine.

Comment, et Pourquoi (dans quel but, quelle intention) ?

Deux questions inséparables et complémentaires, deux questions qui ne font qu'une, deux branche du même arbre. Aucune ne suffit à elle-même, car la compréhension globale, c'est à dire du présent mais aussi du passé et du futur nécessite les deux réponses simultanément.

Alors adviennent la science et la religion. Chacun ne tentant au fond que d'expliquer l'existence.

Chacun y cherchant un sens. 

Les deux sont empreints d'espoir, de peur, et de soif de compréhension, l'un se repose sur l'observation, l'expérimentation et la démonstration, alors que l'autre presque exclusivement sur les convictions.

L'un évoluant sans cesse, l'autre très peu.

Car si le cerveau humain est doté d'outils relativement pérformants pour sans cesse pousser en avant la recherche du "comment", il est démuni face à celle du "pourquoi", car cette deuxième question nécessite l'intervention ou du mois l'existence d'un autrui, d'une volonté autre que celle de l'observateur. Or cet autre n'étant pas présent (physiquement), n'étant pas observable ni mesurable, il échappe à toute tentative d'expérimentation,( à moins de construire des effigies à son image, tentent désespérément de lui donner corps ! ce qui nous a donné les dieux divers et variés de la préhistoire jusqu'à nos jours) restant pour lors, du domaine de la conviction intime.

effectivement, la science est capable avec le temps de répondre à la première question: le comment de l'existence, mais difficilement à la deuxième, le pourquoi. Et la religion vice- versa.

Aucun de ces concepts n'est supérieur à l'autre, chacun s'occupant de la branche du même arbre et nécessaire pour une compréhension globale.

Or constatons malheureusement, qu'il n'en est rien. Si au départ, ces deux concepts étaient bien intimement mêlés, ils furent très rapidement séparés contradictoires.

L'un et l autre tentant sans cesse de s'occuper du domaine de l'autre.

La religion espérant régenter la vie et expliquer le comment des choses, inventant des histoires à dormir debout d'Adam et d'Eve, d'enfer et de paradis, érigeant des règles de vie, basées sur des superstitions et poussées jusqu'à l'extrémisme. Intervenant sans arrêt dans tous les domaines, se transformant non pas en une recherche, mais en une certitude intemporelles et immuable. Une règle de vie inchangeable.

Bref une dictature.

Et la science postulant que rien n'existe qu'il ne soit observable ou mesurable !!!!

Bref une autre manière de nier l'inexplicable, de camoufler son incompétance et de s'ériger en dictateur.

Deux idéologies, chacune espérant détenir l'ultime vérité, deux entités séparées  qui pourtant ne sont Rien, l'une sans l'autre.

Sinon.....Deux frères ennemis !

K.t

 

  

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 01:55

La paix.
Un rêve que l'homme caresse depuis des millénaire.
Mais voilà, pour qui se penche un instant sur l'histoire, il est clair que la paix n'est que passagere, que l'histoire de l'homme n'est qu'une succession de guerres, de combats et de batailles, apportant son cortège de destruction et d'atrocité.
Depuis la nuit des temps, des hommes se font la guerre (sous toutes ses formes), tout en essayant de l'éviter.
Ni l'expérience des guerres, ni la mémoire de cette atrocité, ni même le savoir et l'éthique, rien ne semble pouvoir arrêter ce penchant pour la guerre et changer l'homme en un être non-violent.
Alors devant cette impuissance, a surgit une idée, vielle comme la philosophie elle même, une idée abordée par toutes sortes de religions et d'idéologies et très en vogue récemment, qui met en opposition face à cette violence, la "compassion" bien sûr, mais surtoût
 ce que je pourrais nommer comme une certaine " logique ou, conscience ultime ". 
Ceci pourrait se résumer ainsi:" l'homme ne se fait la guerre, que parce qu'il ne possède pas encore la conscience qu'il ne fait
qu'un avec les autres. Que l'homme n'est pas un individu proprement dit, mais une parcelle d'un ensemble qu'on nomme l'humanité, puisqu'il est issu de la même race ou lignée. Par conséquent, il est non seulement néfaste mais aussi illogique qu'il se fasse la guerre à lui-même, car au final, il ne fait que s'auto-détruire."  
Je trouve cela assez drôle et bien mené.
Simplement je pense que cela ne se passe pas aussi simplement.
Ce n'est pas en acquérant cette nouvelle conscience, une sorte "d'amour universel de soi à travers l'humanité", que l'homme cessera par lui même la violence et la guerre.
car si l'homme est capable de penser et de se penser, il n'en reste pas moins soumit aux impératifs du réel.
Si il est vrai que l'homme fait parti d'un tout, qu'il n'est qu'une parcelle de cette nature, du cosmos, de l'univers, de la création ( divine ou non), et que son interaction avec ses semblables mais aussi avec tout ce qui vit ou non, ne fait aucun doute possible, cela n'implique pas que son bien, se trouve forcement être celui de son semblable. Il en est même souvent loin.
 
Vous viendrait-il à l'idée de trouver illogique ou "anormal", qu'un grand poisson, mange un plus petit, ou bien qu'un grand Félin se débarrasse d'un autre, ou encore qu'un oiseau de proie chasse un merle ou un pigeon?
Non, on sait tous que cela va de soi, si j'ose dire, que cela est en harmonie avec la loi de la nature et de l'évolution.
Et cela reste encore valable même quand un animal se dresse contre un de ses semblables, tel un lion s'attaquant à un autre pour défendre son "rocher. Même dans ce cas, les lois de la survivance, dictent à l'animal de protéger son clan et son territoire, avant tout.
Ainsi va de l'évolution. Le plus fort survit, au détriment des autres et même ses semblables, peu importe sa "race", lignée ou provenance.
Et qu'en est-il de l'homme, animal doué de "conscience" et surtout de
conscience de soi?
Et bien il ne fait pas exception à la règle. Il subit la loi comme les autres. Simplement il en est conscient et peut le regretter.
Or peut-il changer les lois du réel?
Non, du moins pas encore. Mais ce qu'il peut faire en revanche c'est d'élaborer une stratégie, une vision, qui lui permettrait d'éviter au possible, cette violence. Et c'est ce qu'il fait, en essayant
d'unifier non pas les biens de chacun, mais de faire du bien de tous, le bien de chacun.
Cette "supra-conscience" dont on nous vante les bien-faits, cette ultime conscience métaphysique, qui consiste à se sentir une partie d'un tout et du même tout, n'empêchera jamais la nature et le réel d'exercer sa tyrannie.
Par contre ce que cette connaissance nouvelle permettrait, serait une bien meilleur collaboration et coordination de ces parcelles que sont chaque être humain, afin de parvenir à un but commun, un but de "l'ensemble" qui n'est au fond rien d'autre que le bonheur ou le bien être de cet ensemble, et donc de chacun.. Et pour y arriver, quel meilleur moyen que de s'entendre.....et faire la paix, autant que possible. 
Mais attention aux dérives qu'une telle "pensée", peut produire. Car quoi qu'on en dise, cette conscience même acquise, reste une conscience "secondaire" qui ne se place qu'après la conscience individuelle de l'être. Et il en sera toujours ainsi tant que l'homme naîtra et mourra "seul". Cette conscience collective doit être "induite", car elle n'est point instinctive. Or l'histoire montre que cette "induction" peut déboucher sur des "aberrations". Quand le collectif prend de force ou par la force le pas sur l'individu, cela s'appelle la "dictature". Une dictature qui peut prendre bien des noms: communisme, fascisme, racisme, etc....
Car pour que cela fonctionne il faut non seulement que le bien-être de chacun se confonde avec le bien de tous mais que impérativement, le bien de tous induise le bien de chacun, sans exception, et s'y confonde. Ce qui implique que cette idée soit partagée par tous, et de façon immédiate et naturelle. C'est à cette condition et à cette condition uniquement, que l'homme pourra peut-être un jour éviter la guerre.
Alors......
Il viendra peut-être (et je l'espère) ce jour, où l'homme instinctivement usera de cette conscience, conscience qui fera partie intégrante de lui. Il placera alors son bien au même niveau que le bien de l'autre ou des autres, il se verra comme une partie d'un tout, au service de ce même tout, de cet ensemble qui sera au service de son bien-être. Ainsi l'un sera le tout, et le tout,
l'Un. 
Mais il faudra du temps. Beaucoup de temps car cela s'appelle l'évolution.
En attendant, méfions-nous des apprenti-sorciers......
Kt

 

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 02:10

Le destin....

Au "hasard" des discutions et commentaires, je me suis trouvé à parler de "destin" avec quelques blogueurs(e), et me suis rendu compte que les avis sont non seulement très partagés, mais que la notion même du destin reste très discutée et assez différemment comprise.
Voyons ce qu'en dit le dictionnaire:

 Destin ( p.Robert) :
1- puissance qui selon certaines croyances, fixerait de façon irrévocable le cour des évènements......
2-Ensemble des évènements contingents (hasard,fortune) ;ou non (fatalité), qui composent la vie d'un être humain, considérés comme résultant de causes distinctes de sa volonté....

Or je remarque que pour beaucoup, la définition du destin se résume juste à la première des explications.
Les opposants, si j'ose dire ainsi, du destin, vous disent que l'idée même que les choses soient "écrites" à l'avance, les insupporte. Ce que je comprend très bien, car il est bien plus réconfortant, mais aussi bien plus responsable ( trop..peut-être...) de penser qu'on peut décider de sa vie...., qu'on est responsable de ses choix et de leurs conséquences et qu'il est bien facile, trop facile de tout décharger sur le dos d'une hypothétique puissance qui vous ferait faire les choses, tel un marionnettiste bougeant ses marionnettes.
Je suis évidement bien d'accord....Sauf que là, nous ne parlons pas de destin, mais à la rigueur de "lois préétablies" ou de force surhumaine manipulant le monde ( Dieu..?!)
Non le destin c'est bien autre chose, car le plus matérialiste et le plus cartésien des hommes, ne peut affirmer en toute conscience, pouvoir contrôler non seulement ce dont il est responsable (lui, ces choix et ses actes), mais aussi tout le reste, c'est à dire tout ce dont il n'est pas responsable, ce qui lui arrive "par la force des choses" ou ce qui arrive aux autres....( à moins de se prendre pour dieu..)
C'est alors qu'on invoque le "hasard"

Le hasard.....Voilà pour certains le contraire du destin;

 

Dans le hasard les choses arrivent sans raison "apparente", c'est à dire non par nécessité.
L'avantage est que cela arrive et qu'on n'y peut rien, tout comme dans le destin, sauf que là, il n'y a point de " RAISON", ça arrive parce que ça arrive.
Et l'inconvénient est que, le raisonnement exclu presque toute "responsabilité" (cela arrive sans que vraiment quelqu'un ou quelque chose soit responsable), ou plutôt toute responsabilité intentionnelle, car il réfute toute "intention première".
Et c'est bien là la grande différence entre destin et hasard. 
La différence n'est pas tant dans le "contrôle" des évènements, ou de sa vie, non, car cela est totalement et même scientifiquement impossible (théorie de l'aile du papillon...théorie du Chaos...physique quantique et les sauts d'énergie....etc...), mais dans la "raison", dans le POUQUOI des évènements.
Pourquoi? Voilà la vraie question, voilà le vrai problème: Pourquoi, ou,...Dans quel But.
Voilà la question à laquelle le DESTIN apporte une réponse (elle vaut ce qu'elle vaut) et non le HASARD.
Et voilà pourquoi je trouve la notion du destin plus Globale, plus poussée, si ce n'est plus satisfaisante, que le hasard.
Le destin vous pousse à penser que les choses ont une raison d'être ( je sais c'est difficile d'y croire...) et donc, au contraire de ce que peuvent penser les "opposants" au destin, vous donne une certaine force pour "agir", pour avancer ou pour "accepter" ( accepter n'est pas se résigner).
Celui qui comprend bien, puise sa force pour contourner ou abattre les problèmes, pour trouver des solutions et pour toujours avancer ( tant que possible), car le destin ne veut pas et n'a jamais voulu dire qu'il ne faut rien faire car "tout est écrit".....Mais que, au contraire il faut agir pour "accomplir", ce destin, et que l'Action même fait partie du destin....puisque le destin n'est par essence jamais connu à l'avance.
Quant au résultat, personne ne peut fuir ses responsabilités ( notion universelle et presque innée de "cause à effet") , sauf que dans le cas de celui qui croit au destin, cela prend un "SENS", ce dont le hasard est Totalement dépourvu.

Mais c'est également le danger inhérent à cette notion. Car pour qui "croit connaître" le destin par avance, toute action devient en quelques sortes justifiable pour y parvenir. Et là, attention.........

Tout comme l'Amour : "concept passager de l'intellect humain", le destin est un concept qui a le mérite de donner un "sens".....Ce dont le monde manque cruellement.
Pour finir je citerais A.C.Sponville :

  Le destin est le réel même, ce n'est pas une cause de plus, c'est l'ensemble de toutes".
K.T     

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:42

                                                                                           Le destin....

Au "hasard" des discutions et commentaires, je me suis trouvé à parler de "destin" avec quelques blogueurs(e), et me suis rendu compte que les avis sont non seulement très partagés, mais que la notion même du destin reste très discutée et assez différemment ou mal comprise.
Alors je vais tenter de faire la lumière (une toute petite minuscule, bien évidement), sur cette pensée, cette notion qui reste néanmoins assez obscure.
Pour commencer il importe de dissocier le mot destin du mot destinée.Bien que ayant la même source, leurs définitions est néanmoins quelque peu différentes.
Dans cet article, je ne me préoccupe que du premier.( pour le second....on verra plus tard)
Voyons donc ce que nous révèle le dictionnaire sur le mot Destin, puis ce qu'en pense le philosophe ( pas moi...je vous rassure..) C.Sponville.
 Destin ( p.Robert) :
1- puissance qui selon certaines croyances, fixerait de façon irrévocable le cour des évènements......
2-Ensemble des évènements contingents (hasard,fortune) ;ou non (fatalité), qui composent la vie d'un être humain, considérés comme résultant de causes distinctes de sa volonté....
Ouf...
Or je remarque que pour beaucoup la définition du destin s'arrete à la première
des explications.
Les opposants, si j'ose dire ainsi, du destin, vous disent que l'idée même que les choses soit"écrites" à l'avance, les insupporte. Ce que je comprend très bien, car il est bien plus réconfortant, mais aussi bien plus responsable ( trop..peut-être...) de penser qu'on peut décider de sa vie....en tout les cas d'une grande partie, qu'on est responsable de ses choix et de leurs conséquences et qu'il est bien facile, trop facile de tout décharger sur le dos d'une hypothétique puissance qui vous ferait faire les choses, tel un marionnettiste bougeant ses marionnettes.
Je suis évidement bien d'accord....Sauf que là, nous ne parlons pas de destin, mais à la rigueur de "lois préétablies" ou de force surhumaine manipulant le monde ( Dieu..?!)
Non le destin c'est bien autre chose, car le plus matérialiste,le plus cartésien ou le plus résponsable des hommes, ne peut affirmer en toute conscience pouvoir contrôler non seulement ce dont il est responsable (lui, ces choix et ses actes), mais aussi tout le reste, c'est à dire tout ce qui lui arrive ou arrive aux autres....( à moins de se prendre pour dieu..)
Or c'est bien de cela qu'il s'agit....
Il est question en effet de donner "un sens", ou du moins un "nom", non seulement à ce qui nous arrive mais surtout à ce qui nous échappe et dont on a pas le contrôle ( pas responsable....)
On parle ici du cour des "évènements"(1).....évènements qui eux mêmes peuvent  être "contingents", c'est à dire arrivant sans raison "logique", ou autrement dit par "hasard"(2).....
Le hasard.....Voilà pour certains le contraire du destin.
Or le hasard n'est pas le contraire (malgré ce que nous dit le Dico), mais une philosophie, un point de vue différente et à mon sens plus incomplète.
Car le hasard a ces avantages mais aussi ces inconvénients.
Dans le hasard les choses arrivent sans raison "apparente", c'est à dire non par nécessité.
L'avantage est que cela arrive et qu'on n'y peut rien, tout comme dans le destin, sauf que là, il n'y a point de " RAISON", ça arrive parce que ça arrive.
Et l'inconvénient est que justement les défenseurs du hasard contre destin, oublient que dans ce cas, le raisonnement exclu également ou presque toute "responsabilité" (cela arrive sans que vraiment quelqu'un ou quelque chose soit résponsable), ou plutôt toute responsabilité intentionnelle, car il réfute toute "intention première".
Et c'est bien là la grande différence entre destin et hasard. 
La différence n'est pas tant dans le "contrôle" des évènements, ou de sa vie, non, car cela est totalement et même scientifiquement impossible (théorie de l'aile du papillon...théorie du Chaos...physique quantique et les sauts d'énergie....etc...), mais dans la "raison", dans le POUQUOI des évènements.
Pourquoi? Voilà la vraie question, voilà le vrai problème: Pourquoi, ou,...Dans quel But.
Voilà la question à laquelle le DESTIN apporte une réponse (elle vaut ce qu'elle vaut) et non le HASARD.
Et voilà pourquoi je trouve la notion du destin plus Globale, plus poussée, si ce n'est plus satisfaisante, que le hasard.
Le destin vous pousse à penser que les choses ont une raison d'être ( je sais c'est difficile d'y croire...) et donc,au contraire de ce que peuvent penser les "opposants" au destin, vous donne une certaine force pour "agir", pour avancer ou pour "accepter" ( accepter n'est pas se résigner).
Celui qui comprend bien, puise sa force pour contourner ou abattre les problèmes, pour trouver des solutions et pour toujours avancer ( tant que possible), car le destin ne veut pas et n'a jamais voulu dire qu'il ne faut rien faire car "tout est écrit".....Mais que, au contraire il faut agir pour "accomplir", ce destin, et que l'Action même fait partie du destin....(puisque le destin n'st par essence jamais connu à l'avance.)
Quant au résultat, personne ne peut fuire ses résponsabilités ( notion universelle et presqu'innée de "cause à effet") , sauf que dans le cas de celui qui croit au destin, cela prend un "SENS", ce dont le hasard est Totalement dépourvu.
Tout comme l'Amour : "concept passager de l'intellect humain", le destin est un concept qui a le mérite de donner un "sens".....Ce dont le monde manque cruellement.
Pour finir je citerais A.C.Sponville : Le destin est le réel même, ce n'est pas une cause de plus, c'est l'ensemble de toutes".
K.T     



 

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 01:55

(BNK)

 

 "Penser disait Kant, c'est unifier des représentations dans une conscience"

 En admettant que la pensée (quoi qu'on en pense !) soit ce dialogue intérieur de l'être avec son âme, ou comme disait Platon " ce dialogue silencieux et intérieur de l'âme avec elle-même" elle tente d'appréhender, d'analyser, et diront-nous de donner quand cela est possible un sens, au réel.

Mais qu'est ce que le "sens ?"

On désigne par sens, essentiellement trois choses.

La sensibilité (le touché, la vue…), la direction ( rouler dans le sens de…) et la signification( le sens d'un mot, d'une phrase, ou une pensée…).

Commençons par la troisième définition.

Il nous est clair qu'une phrase n'a de sens dans "ce qu'elle veut nous dire", le but vers lequel elle tend.

Si on vous dit: "il va", vous vous demandez instantanément: où, dans quel but et pour quel raison?

"Il va", même si désigne une action, ne donne aucun renseignement quand au "sens" de cette action. Cette phrase donc accomplit sa fonction de désignation (l'action "aller"), mais pas sa fonction de signification.

Il en est de même pour un mot. Le mot chaise désigne un objet de forme multiple peut-être mais qui "sert à s'asseoir". 

Quel sens aurait une chaise si personne n'y s'asseyait.

Imaginons un homme d'aujourd'hui qui se trouve par un miracle dans un avenir très lointain, où les hommes n'ont  plus besoin de s'asseoir( ne possédant plus de corps!!). Même en leur expliquant à quoi ressemblerai une chaise (en décrivant le référant, l'objet "chaise), notre homme aurait toutes les difficultés du monde pour faire comprendre la signification de cette dernière. Car à ces hommes du futur le concept même de la chaise est étranger. 

Donc un signe, un mot, n'a de sens que par ce que j'appellerais sa "raison d'être", et qui se trouve en dehors de lui. Autrement dit un mot n'a aucune signification par lui même ou pour lui même. Il n'a de sens que pour le "sujet" pour qui, il renvoie à quelque chose.

A.C.S   donne une définition très juste  du "sens" qui est la suivante: "vouloir dire" vouloir faire, "un but vers lequel tendre". Et il rajoute:

Il n'est de sens que là ou intervient une volonté ou quelque chose qui lui ressemble.

C'est pourquoi il n'est de sens que pour le sujet.

Quant au sens - direction, cela est encore plus flagrant:

Un train partant de paris pour Nice en passant par Lyon roulerait de droite à gauche pour un voyageur situé sur un quai, et dans le sens inverse pour un autre se trouvant sur le quai d'en face.

Le même train pourrait se dire "un train pour Lyon" pour celui qui veut descendre à Lyon et "un train pour Nice"  pour celui pour continuerait jusqu'au terminus. 

Répétons le: Il n'est donc de sens que pour le sujet. 

Et précisément, c'est là où le bas blesse.  Expliquons- nous:

1

Un mot avant tout, à une fonction de désignation.

Ce qu'on appelle "désignation" ou "dénotation" est le rapport qui existe entre le signe et son référant.

Entre le mot et ce à quoi il renvoie.

Il faut donc utiliser "la bonne désignation". Ou si vous préférez, le bon mot pour le bon référant.

Prenons un exemple

Qu'est ce qu'un avion?

Le dictionnaire nous dit………

Soit. Si nous convenons ensemble de cette définition, on ne pourra en aucun cas appeler un oiseau, un avion sous prétexte que tout deux volent Car quoi qu'on en fasse un oiseau reste un animal et un avion un objet.

Rappelons que l'oiseau n'est pas un signe, ni plus que l'avion d'ailleurs. Leurs sens respectifs n'appartiennent qu'à la sphère des idées. Il ne reste cependant aucun doute sur la différence entre l'idée de " l'oiseau" et celle de "l'avion".

D'un autre côté si on utilise cet avion, non plus pour voler mais pour entreposer de l’objet, pourrons nous pour autant l'appeler un entrepôt. Je ne le pense pas, car sa fonction première reste de "voler". Et ci cette fonction change, c'est le concept même de l'objet qui s'en trouverai changé. Celui de l'avion disparaissant au profit de celui de l'entrepôt. Si telle est le cas définitivement, alors il conviendrait de l'appeler plutôt entrepôt.

Il existe évidemment (et fort heureusement) des cas où l’esthétique (la poésie), la prudence (politique),

La politesse ou même l'amour nous invitent à employer un langage détournée (par exemple on pourrait désigner un avion sous la forme suivante: "un oiseau d'acier") mais dans ces cas il s'agit d'un acte conscient et voulu, qui vise un résultat calculé.

Nous devons donc convenir de signes différents pour des concepts différents, et utiliser le bon, si nous voulons éviter la confusion.

Comme le décrit si bien Arendt, ce n'est pas parce qu'un jour vous utilisez le talon de votre chaussure pour enfoncer un clou, que vous pourrez l'appeler marteau.

Je citerais pour finir l’exemple de mon filleul âgé de 4 ans qui un jour alors que nous marchions  me dit soudain avec une réelle excitation: Regarde Parrain regarde l'épée, c'est l'épée d'Excalibure.

 Nous étions dans la rue. Alors tout étonné que j'étais, je me suis mis à chercher  du regard une épée éventuelle dans les parages. Mon filleul qui compris que je n'avais pas saisis son propos me lança: Mais regarde vite il va disparaître. Disparaître me dis-je, mais de quoi il parle?

C'est alors qu'il pointa son doigt dans la direction du ciel, et je compris qu'il parlait en fait d'un avion de ligne qui dessinait dans le ciel une traînée blanche.

Je lui dis alors qu'il s'agissait en fait d'un avion, ce qu'il a très mal pris, car son institutrice lui avait expliquait formellement qu'on voyait était l'épée magique d'Excalibure. Pour mon filleul à cet instant, l'avion n'avait aucune réalité. L'objet qu'il voyait dans le ciel était bel et bien une épée. Et ceci non parce que son imagination le lui faisait voir, mais parce qu'on lui avait dit que cela s'appelait de sorte. 

Voyant que mon explication l'irritait je laissai tomber, trouvant après tout la comparaison très poétique.

 

Cet exemple semble très anodin, et sans conséquence, et il l'est. Car il appartient au monde de l'enfance et à la sphère de la poésie. Mais imaginons, l'espace d'un instant, le même malentendu dans le monde des adultes.

Il s'en suivrait une incompréhension totale, de telle sorte que les conséquences pourraient être plus que fâcheuses.

 

Mais un signe a une autre fonction plus que celle de la "désignation". Celle de "La signification".

Nous avons dit qu'aucun mot ne « se signifie », puisque renvoyant à un référant.

Une fois que nous savons comment désigner une chose, nous devons aussi convenir ensemble et dans la mesure du possible à quel concept le mot renvoie. Ce qu'il "signifie"

Et c'est là où le bas blesse ; beaucoup.

Si cela paraît couler de source en ce qui concerne un objet, le dit rapport entre le signifiant et le signifié (sa réalité intellectuelle), me paraît  bien plus difficile s’agissant d’un concept, d’une idée.

Comment alors avoir même définition "mentale" du signifié, lui même concept et idée ?

Autrement dit, est - il possible de "convenir ensemble", d'avoir la même conception, de sentir et "ressentir" la même chose, bref d'avoir la même "image mentale" d'une idée tel que : le bien, la beauté, l'ordre ou le bonheur  pour ne citer que celles-ci? 

 

Prenons l'exemple d'un politique qui promet d'instaurer l'ordre.

Bien, mais le problème est de savoir de quel ordre il s'agit. Qu'est ce que l'ordre après tout?

N'est-il pas comme disait Conche" un cas particulier de désordre"?

Un désordre commode à mémoriser et à utiliser?

Si tel est le cas, l'ordre serait donc différant pour chacun. Comment alors convenir de la proposition de notre politique?

Et si le même politique promet de rétablir "la liberté".

Qu'est ce que la liberté? Celle de l’action ? Sûrement pas car elle équivaut à l'absence de tout événement ou volonté susceptible "d'empêcher" la réalisation de la dite « action ».

Dans le cadre d'une société, elle équivaut à l’anarchie. Il existe toujours un "empêchement", et dans un Etat de droit, le premier en est la Loi: ma liberté s'arrête où commence celle des autre.

Liberté de la volonté ? Peut-être.

Or je veux par définition ce que je veux et non ce que je ne veux pas. C'est ce que CS appelle la spontanéité du vouloir. Si je veux, c'est forcement que je veux librement, sinon je ne voudrais pas ou je ferais semblent.

Mais qu'est ce qui nous fait vouloir? Est - on réellement libres de vouloir? Sommes nous vraiment indépendants dans nos désirs et nos volontés?

Je ne le pense pas. C'est une erreur que de croire que la volonté même si nous sommes libre spontanément est indépendante de la  nature, de l'histoire et du réel, duquel nous ne sortons jamais.

La volonté indéterminée et absolue est une illusion. Ce qu'on appelle souvent le libre arbitre n'est qu'une chimère. Ce qui me fait vouloir, désirer, fait partie du réel, dépends du passé et tend vers le futur. La volonté est donc prisonnière du réel et de la nécessité.

Si nous partageons tous le même réel (quoique?), nous n'avons ni le même passé, ni le même futur et ni surtout la même nécessité.

Quant à la liberté d'esprit, l'esprit est libre et ne doit obéissance.

La raison n'obéit qu'à elle même et la vérité. On ne choisit pas la vérité, on s'y soumet. Elle s'impose nécessairement à  celui qui la connaît.

Or ressentons- nous tous la "même vérité"?

Si je dit, il pleut, et qu'il pleut effectivement, cela ne dépendra point du sujet. Pour des sujets, aussi différants que possibles, à cet instant et à cet endroit, il pleut, c'est tout. Point barre.

Soit, mais l'enseignement tiré par cette vérité ne sera pas le même pour tous, et c'est ce qui nous importe concernant les rapports humains. Cette vérité ne sera pas ressentie de la même façon qu'on soit agriculteur ou maître nageur!

Insistons; ce qui nous importe ici, c'est bien plus la compréhension, le ressentie de cette vérité, que la vérité absolue!

En d'autre mots, si il y a une vérité absolue, sommes nous capable de l'appréhender d'une façon absolue ? 

Autre exemple:

Qu'est ce qui peut mieux représenter la "vérité absolue" que les mathématiques, reine des sciences dites "exactes".

Une science donc qui reflète la vérité je serais tenté de dire "pure". La vérité indiscutable (mathématique?)

Un 2 n'est pas un 3 ni autre chose qu'un 2, et un triangle ne sera jamais un carré.

Et pourtant dans un ensemble l'utilisation du même 2 sa compréhension, son sens dépendra du sujet. 

Un sondage qui exprime une probabilité ou une vérité mathématique, et une et une seule, ne sera pas compris de la même manière par tout le monde.

Si on vous dit que sur 100 personnes 10 sont sportives, cela n'aura pas le même "sens", la même signification pour le sociologue et le médecin, ni pour le fabriquant de cigarette.

Pourtant 10% est 10%, et rien d'autre.
 
Si la vérité est unique, la vérité de chacun est différente.

Albert Einstein disait:" pour autant que les lois mathématiques renvoient à la réalité, elles sont incertaines, et pour autant qu'elles sont sûres, elles ne font plus référence à la réalité."

 Quand au sens/sensibilité nous n'avons évidemment pas tous les mêmes capacités physiques, ni le même ressenti.

La phrase: Il fait très chaud aujourd'hui, sous entend en fait qu'il fait très chaud pour le sujet, pour celui qui s'exprime. S'agissant donc des sensations ou de stimulus externes, cela semble aller de soi. On comprend aisément que nous ne soyons pas égales devant le chaud, le froid, la douleur ou le plaisir.

Mais il en est de même s'agissant de certaines "valeurs", qui peuvent parfois être même considérées comme vertus. Prenons pour exemple "la volonté".

- Il faut beaucoup de volonté pour rester mince ou se muscler.

Mais la volonté est avant tout une question de  "biologie", je dirai de métabolisme.

Si vous n'aimez pas le "sucré", il vous sera facile de faire un régime, mais dans le cas contraire?

Si vous êtes du matin, il vous sera plus facile d'aller à l'entraînement à huit heure en pleine possession de vos moyens, que si vous êtes du soir. Si vous avez des muscles qui répondent bien à l'effort, un métabolisme qui brûle bien les graisses, les choses vous seront facilitées. Alors certes il faut de la volonté mais selon le sujet. La volonté elle même n'est chimiquement parlant comme le dit H Labori qu'une affaire de sécrétion surrénale.

 Qu'en est – il alors du courage, de la douceur ou même de l'amour.

Alors si les mots naissent des idées, les idées prennent forme grâce aux mots

Revenons à la définition de la pensée selon Platon: " ce dialogue de l'âme avec elle même".

Si l'homme est un animal qui "pense, il est surtout celui qui réfléchit".

Cette réflexion passe aussi par le langage, l'outil suprême de la communication. Car il faut bien désigner et "se désigner" ce qu'on ressent. Donner une signification aux idées et aux sensations.

L'homme pense et "se pense".  La pensée et le langage vont de paire.

Or nous venons de voir qu'en dehors de tout  malentendu ou confusion linguistique (intralinguistique), il existe, un "flous" fondamental même quant à la compréhension des notions.
 

Si nous arrivons tout de même, tant bien que mal à communiquer, c'est parce que nous comprenons dans "l'ensemble".

Quand je dis "cet objet est froid", on comprend que je trouve cela froid et que grosso- modo, et comme je suis un homme compris dans la moyenne(non doté de sens extraordinaire), cet objet devrait l'être pour la plupart.

Mais surtout en disant cette phrase, je renvoie mon interlocuteur à sa propre expérience du "froid", et donc à sa propre compréhension du concept qui, à ce moment prend un sens pour lui. 

Si je dis "c'est bon d'agir comme cela", cela suppose que je trouve cela bon (car je le désir selon Hobbes). Ce qui renvoie mon interlocuteur à sa propre expérience du désir et du bon, et  c'est cela qui lui donne un sens à mon propos.

Mais ce "bon" est, et sera toujours subjectif. Car d'après ce que nous venons de dire le bon pour moi, n'est pas le bon pour l'autre (même si dans un cas précis ce qui est bon pour moi peut, dans l'absolu, également l'être pour l'autre), la compréhension intrinsèque, le "ressenti" même du mot "bon" n'est pas identique .

Louis Lavelle disait: "la parole des hommes est à mi-chemin entre le mutisme des animaux et le silence des dieux".

C'est pourquoi Arendt dit:" nous avons cessé de vivre dans un monde commun ou les mots que nous avons en commun ont un sens indiscutable", ou encore " si nous nous comprenons encore les uns le autres, nous ne comprenons pas ensemble un monde commun à tous, mais que nous comprenons l'argumentation sous son aspect formel.

Sauf que pour Arendt cela est dû à la culture moderne, et que pour moi cela a toujours était et le sera. 

Comment ressentir la même réalité, alors que nos sens ne sont identiques?

Et si nous ne sentons pas la réalité de la même manière, comment le formuler d'une façon absolue? 

Comment voir un même monde avec des yeux différant?

Si ma sensibilité diffère, si ma compréhension est unique et si les "mots" que j'utilise, bien que compris dans leur ensemble n'ont de significations que relatives à ma compréhension, comment trouver un sens commun aux choses?

Comment trouver une signification "partagée" au réel.

Comment construire un monde pour tous?
 

Voilà  peut-être une des raisons de la violence.

"Incapable d'avoir un sens commun" l'homme ne peut avoir un monde commun et par conséquent point de but commun.

 

Impossible? Peut-être mais ne désespérons pas, car comme l'a dit si bien Marcel Pagnol: "ce que nous tenons pour impossible, un jour, arrivera un imbécile qui ne le saura pas, et qui le fera…"

par K.Taher


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همه از مرگ مي ترسند، من از زندگي سمج خودم...."

 
آن‌چه که زندگی بوده‌است از دست داده‌ام، ............... بعد از آنکه من رفتم، به درک، می‌خواهد کسی کاغذپاره‌های مرا بخواند، می‌خواهد هفتاد سال سیاه هم نخواند، من فقط برای این احتیاج به نوشتن که عجالتا برایم ضروری شده‌است می‌نویسم
S.Hédayat.
من گنگ خواب دیده و عالم تمام کر است ؛ من عاجزم از گفتن و خلق از شنیدن است

Droit, tout droit vers cette obscure clarté,

qui tombe des étoiles...

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این چه حرفیست که در عالم بالاست بهشت
هر کجا وقت خـوش افتـاد همانجاست بهشت

دورخ از تیـــــــــرگی بخت درون تـــــــــــو بــود
گر درون تیــره نباشد همه دنیــــاست بهشت

A.TABRIZI 

Poète perse.

 

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مراد از زنده ماندن ، امتداد خورد و خوابم نیست
توان دیدن دنیای ره گم کرده در رنج و عذابم نیست
هوای همنشینی با گل و ساز و شرابم نیست .

جهان بیمار و رنجور است .
دو روزی را که بر بالین این بیمار باید زیست
اگر دردی ز جانش برندارم ناجوانمردی است .

نمی خواهم بمیرم تا محبت را به انسانها بیاموزم
بمانم تا عدالت را برافرازم ، بیفروزم

خرد را ، مهر را تا جاودان بر تخت بنشانم
به پیش پای فرداهای بهتر گل برافشانم
چه فردائی ، چه دنیائی !
جهان سرشار از عشق و گل و موسیقی و نور است …

نمی خواهم بمیرم ، ای خدا !
ای آسمان !
ای شب !
نمی خواهم
نمی خواهم
نمی خواهم

 مگر زور است ؟  

F;Moshiri

 

Condition humaine

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(Saadi, Poète perse 1184-1283)

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Celui sui se transforme en bête,
se délivre de la douleur d'être un homme


Coupable !!

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  Boite à blabla

 

 

" Mais chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
E.R

La vie ?!

 

کاش میشد سر نوشته خویش را از سر نوشت 

کاش میشد اندکی‌ تاریخ را بهتر نوشت

کاش میشد پشت پا زد بر تمام زندگی‌

داستان عمر خود را، گونی دیگر نوشت

The Only King

Music 4ever

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ميون يه دشت لخت زير خورشيد كوير
مونده يك مرداب پير توی دست خاك اسير
منم اون مرداب پير از همه دنيا جدام
داغ خورشيد به تنم زنجير زمين به پام


من همونم كه يه روز مي خواستم دريا بشم
مي خواستم بزرگترين درياي دنيا بشم
آرزو داشتم برم تا به دريا برسم
شبو آتيش بزنم تا به فردا برسم


اولش چشمه بودم زير آسمون پير
اما از بخت سيام راهم افتاد به كوير
چشم من به اونجا بود پشت اون كوه بلند
اما دست سرنوشت سر رام يه چاله كند


توی چاله افتادم خاك منو زندوني كرد
آسمونم نباريد اونم سرگروني كرد
حالا يه مرداب شدم يه اسير نيمه جون
يه طرف ميرم تو خاك يه طرف به آسمون


خورشيد از اون بالاها زمينم از اين پايين
هي بخارم مي كنن زندگيم شده همين
با چشام مردنمو دارم اينجا مي بينم
سرنوشتم همينه من اسير زمينم


هيچی باقی نيست ازم لحظه های آخره
خاك تشنه همينم داره همراش می بره
خشك ميشم تموم ميشم فردا كه خورشيد مياد
شن جامو پر می كنه كه مياره دست باد