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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 15:31

Mon enfance me manque. Mon pays me manque. Ma famille me manque .

Ma terre natale, par endroit aride certes, mais où l'arbre solitaire prenait véritablement toute son importance ,offrant une ombre salutaire et une fraîcheur délicieuse. Le ciel bleu et les matins frais, lumineux, annonçant des après- midi chaudes et la torpeur du soir qui tombait doucement, installant tel un décorateur divin, une myriade de petits points bleus scintillants, avant que la rotondité de l'astre blanche illumine de son éclat la pénombre . Ou encore les neiges matinales et la danse légère, harmonieuse et hypnotique de milliards de flocons, promesses de journées blanches, de boules de neiges et de galipettes sur un tapis immaculé. Ces journées froides où l'odeur du pain grillé, de confiture et de miel, du thé ronflant sur sa tellière dans une cuisine où on venait et partait sans cesse, non pas pas simplement pour s'y restaurer, mais pour s'y voir, se parler, se retrouver et passer un moment ensemble m'enivrait.

Oui mon enfance et son atmosphère me manquent. Non pas qu'elle ait été spécialement heureuse, loin de là. La vie a toujours été difficile pour moi, peu importe l'âge, mais au moins je m'y sentais relativement en sécurité et rempli d'espoir et puis un câlin de ma mère, ou un encouragement de mon grand père suffisait à chasser comme par magie, tous mes doutes, et à étouffer la peur galopante. Chaque matin, même difficile, était un nouveau départ, et chaque soir apportait son cortège d'espoir comme la nuit apporte son cortège de rêves.

Tout cela est bien mort. Il n'est donc pas étonnant que je flétrisse.Un arbre déraciné, tout imposant qu'il soit, finit inéluctablement par sécher, et cela malgré tout l’amour du monde et toute l'attention qu'on puisse lui porter.

Oui en ce temps là ma vie ne se résumait pas à ces trois mots: Désillusions, peur et discipline.

K.T

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 00:33

Ce cri, cette plainte n’était pourtant pas nouvelle pour la créature. A bien réfléchir, elle l’avait toujours entendu et ignoré, préoccupée qu’elle était à parcourir l’espace

Ce son qu’elle avait jadis pris pour un souffle, un bruit de fond faisant partie de l’univers, faisant partie d’elle, n’était plus.

Et sans lui, l’espace lui semblait vide et silencieux.

Un vide à la hauteur de ses regrets.

Un silence à la mesure de sa solitude.

 

Elle se souvint du temps où elle parcourait l’univers, riche d’une énergie qu’elle ne possédait plus.

C’est cette énergie, ce désir qui l’avait poussé, un peu partout.

Sans arrêt, elle avait repoussé les frontières de l’infini, sans cesse elle avait parcouru l’espace et le temps, sans jamais se retourner, sans jamais regarder en arrière.

Peu lui importait le fruit et le devenir de sa course folle, ce qui comptait était d’en faire toujours plus, ce qui comptait était d’être en mouvement.

Jusqu’à ce que lassée, elle s’enfonça dans un sommeil sans limite.

 

L'absence, elle la ressentait clairement maintenant, et elle lui faisait peur.

Une peur redoutable, noire, infecte, incontrôlable et irraisonnable.

Une peur plus grande et bien plus puissante que la créature elle-même. Prise au piège, elle se noyait, doucement mais inexorablement et cette peur s’abreuvait directement à la source de ce sentiment qui tel les vagues frappants la roche, frappait et frappait encore les parois de son être.

Elle n’avait plus le choix à présent. Elle en avait pris conscience et ne pouvait plus se perdre dans sa course en avant.

Et voilà que la créature s’interrogeait !

Elle eu envie de hurler, et le son, à la fois effrayant et formidable qu’elle émis, ressemblait à s’y méprendre au cri qui l’avait jadis tirée de sa torpeur  se résuma en un seul mot : POURQUOI ?

A quoi ont-ils servi son parcours et son éternité d’errance ? A quoi a-t-elle abouti dans sa quête sans but ?

A la solitude ?!!!

Et toute cette création, à la quelle elle participa, cet univers sans frontière…… Pour quel raison ? Dans quel but ?

 

Seule devant ces doutes, seule devant ses craintes, seule devant ces certitudes ébranlées à jamais, elle resta immobile, regardant le passé, scrutant l’avenir.

L’incertitude et la solitude encrées en elle, la plongeaient de plus en plus vers les abîmes de la folie

Elle avait besoin de savoir.

Et surtout, elle avait désormais besoin d’un écho à sa voix, d’une résonance à ces incertitudes, d’une tentative de réponse à ses interrogations. 

En un mot, elle avait besoin, de l’autre !

Car après tout, à quoi bon d’exister, de sentir, de savoir, de comprendre, de vivre…. Sinon que de partager ?

 

Elle essaya alors de s’en détourner, de chasser ces questions de son esprit titanesque et de retourner à l’insouciance jadis perdue…  Mais en vain.

Les questions demeuraient et faisaient écho dans son esprit.

 

Elle pensa alors que seule la mort pourrait enfin la délivrer.

La mort ?! Peut-être…

 

Mais la créature était immortelle !

 

K .t

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:06

De toute évidence, et pour la première fois, la créature semblait partager quelque chose, avec quelqu’un. Un lien étrange était né en elle. Un lien qui la perturbait, la tourmentait mais qu’elle ne comprenait pas.

Elle continua à observer cet être fragile se développer, se construire, puis…..se détruire.

Elle le vit élever des cités et construire des machines d’une incroyable complexité. Du haut de ses tours d’acier, il conquit les mers, maîtrisa les airs, et voyagea dans l’espace mais toujours en lui demeurait cette ultime question, cette interrogation profonde émanant de son essence. Et toujours son regard se perdait dans le lointain, espérant une réponse.

Puis vint l’heure de sa décadence.

Il sombra dans le doute. Ces certitudes friables ne l’amenant nulle part, il s’adonna à sa vanité. Ces idoles s’ébranlèrent, les cités s’écroulèrent. Son ciel s’assombrit et les mers se polluèrent.

Puis vint la guerre. Une guerre totale et irrémédiable rendant son habitat stérile. Une guerre causée non pour le pouvoir comme tant jadis, mais par désespoir.

Par colonie, ils s’établirent sur la planète rouge avoisinante, mais peu importait l’endroit,  le désespoir ne le quittait plus.

La paix n’était plus qu’un souvenir.

Car la paix doit venir du cœur, de l’intérieur, et son cœur était maintenant trop endurci.

Trop souvent, il avait levé les yeux, cherchant désespérément une réponse qui ne venait pas. Ce vide, en lui s’était agrandi, l’aspirant comme un trou noir aspire la lumière.

Sa race allait s’éteindre, doucement mais aussi sûrement qu’il avait vu le jour. Bientôt il n’en resta que quelques uns, et puis, un seul. Un.

Peut-être plus résistant que les autres et probablement moins chanceux ! Seul rescapé d’un monde qui n’était plus. Seul !

Une solitude lourde, infinie, affreuse et noire comme un puit sans fond.

Cet ultime représentant d’une race glorieuse et décadente, finit par succomber à son tour. Mais avant, il leva une dernière fois les yeux au ciel, ce ciel assombri, morne et sans éclat, et cracha ce qui lui restait comme vie dans un cri effroyable.

Un cri qui portait les joies et les malheurs, les illusions et les espoirs mort-nés de sa pauvre race. Un cri de colère, de dégoût autant que de regret. Mais surtout un cri en forme d’appel.

Un appel que ses ancêtres avaient lancé instinctivement, depuis le jour où ils s’étaient levés sur leurs pattes, et entre- aperçu l’infini de l’espace.

Comme une main tendu en l’air en face d’un ami invisible, cet appel était resté sans écho durant des millions d’années. Aucune réponse, aucun signe ne lui était parvenu en retour, ni depuis la froideur silencieuse de l’espace, ni depuis les profondeurs de son âme, qu’il avait pourtant tant fouillait.

Rien. Il était….. et a toujours était, seul.

Et maintenant, dans un dernier souffle, il allait s’éteindre,  toujours seul.

 

Puis vint le silence.

Et la créature se souvint……………….

 

A suivre……….      

K.t      

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:32

Voilà, Ca y est J’y suis.

Je ne sais pas où je suis, mais je sais que j’y suis. Je suis perdu. Enfin je veux dire, je ne suis pas là ou j’aurais du être, ou plutôt où j’aurais pensé être.

Mais bon, j’y suis, ça, ya pas de doute.

Et ca ne sent pas bon. Pas bon du tout. J’ai pourtant bien nagé, comme il le fallait, dans le bon sens, parfois sur le ventre, d’autres fois sur le dos, j’ai même fais la nage du chien, mais non……Je n’y arrive pas. J’ai dû me gourer quelque part.

Bon va falloir que je move. Que je me sorte de là. Plus j’y reste, plus je m’enfonce dans ce merdier…..

Il faut, il faut, oui, facile à dire mais comment ? Par ou ? J’ai cherché partout, ya pas de sortie. Je n’en ai pas vu en tout cas. Et les autres là, qui sont dans le coin, dans la même mouise, et ben ils n’ont pas trouvé non plus. Ca fait un sacré temps qu’ils cherchent pourtant. Y’en a même qui ont déjà coulé.

Bon, ben on verra, pour l’instant il faut remuer pour rester au dessus…….Oh, tiens par là, on dirait une source de lumière….Une sortie peut-être ? ….Allons voir.

Non, ce n’était qu’une luciole. Voyons ! Et là …..Une autre luciole ? Oui !

Bon finalement il vaut mieux ne pas trop remuer. Garder son énergie et ne pas la gaspiller à courir derrière des mirages.

Heureusement que je sais nager, pffffffffffff ; Mais ca commence à être limite là. C’est plus des crampes que j’ai, c’est carrément des pannes sèches…..Pfffffffffffff…..C’est que cette merde, ca vous colle à la peau, ca vous entraine vers le fond et ca ne vous lâche plus. Allez encore un effort.

Là ! Une petite corniche. Je vais essayer de m’y agripper un moment histoire de souffler un peu. Voilà…..Merde. Ca se friche ! Même les parois sont pourries. Rien d’étonnant avec la merde qui y coule, tu me diras.

Hé, ho….Madame, s’il vous plait ……

-Que me voulez-vous ?

-Bonjour, ou bonsoir (je ne sais plus s’il fait jour ou nuit). Connaissez-vous la sortie SVP ?

-La sortie ?! Mais il n’y a aucune sortie jeune homme. C’est un cul de sac, croyez moi, j’y suis depuis des années et je peux vous l’affirmer. Pas de sortie, on y est, on y reste……Allez je vous laisse, il faut que je suive le courant, sinon je vais me fatiguer à nager…..A dieu.

Bon……La voilà qui se laisse emporter par le courant….Allez, bon vent la vielle. Pas grave, je vais me débrouiller. Tiens, là, on dirait un bout de bois ! C’est un tronc d’arbre. Bizarre….Ya pourtant aucun arbre par ici. Ah non, c’est un radeau ! Bon ce n’est pas la peine de se poser dix milles questions, on va s’y accrocher.

Ca y est, je m’approche…..Mais…..Y’a plein de monde déjà…Tanpis, je vais essayer de trouver une petite place.

-Pardon, pardon, puis-je m’y accrocher en votre compagnie ?

-Comment ! Voyons mais il faut être membre monsieur.

-Membre ? Mais de quoi ?

-Quelle question ! Mais du club de ceux qui se laisse allez dans le sens du courant, mon ami.

-Et qu’est ce qu’il faut faire pour avoir la carte de membre ?

-Rien.

-comment !?

-Rien, il ne faut rien faire. Rien du tout, ou si peu. Et surtout il ne faut ni se plaindre, ni réfléchir.

-Ah, et bien merci. D’une, je ne suis pas de ceux-là, et de deux, nous ne sommes pas encore ami. Alors, je vous laisse vous la couler douce, mais savez-vous au moins vers où, vous la coulez ?

-Mais vers là ou le courant nous mène. Puis vers la seule destination finale, jeune homme. Vers la chute !

-Oups…..Allez, bon vent. Accrochez-vous bien à votre planche, messieurs. Moi je préfère quitte à finir dans la chute, nager de mes propres ailes !

Bon c’est bien de faire le fanfaron, mais maintenant je fais quoi ? Je suis empêtré jusqu’au coup dans cette marmelade visqueuse, et j’ai bien beau nager, enfin nager ! Remuer dans tous les sens, je ne m’en sors pas.

Ah, tiens, voilà des gens là bas. Ils sont attroupés autour de quelqu’un on dirait, et ils font beaucoup de vague ! Je vais aller voir, on ne sait jamais…..

- Pardon messiers dames, bonjours, que se passe t-il ? Auriez-vous trouvé une sortie par hasard ?

- Par hasard jeune homme ?! Quel hasard ? Nous ne croyons à aucun hasard mon ami. Tout est écrit et la volonté de la chute sera faite!

Ohlà, d’abord je ne suis plus un jeune-homme, et puis ils me prennent tous pour leurs amis ! Mon ami par ci, mon ami par là, Pffff bon passons.

- Soit monsieur, que la volonté soit faite ; Moi ce que je voulais savoir c’est si vous connaissez la sortie, ou du moins un air de repos.

-La sortie ?!!! La sortie de quoi ?!

-Ben….D’ici voyons.

- Mais mon ami, êtes vous sourd ? Ecoutez donc l’enseignement du grand brasseur, il n’y a pas de sortie ni d’entrée. Il y a ce qu’il y a, point. Et en même temps il n’y a rien. Un vide rempli et un empli vide. Et rien ne sert de nager, il vaut mieux se laisser emporter, puisque c’est la volonté de la grande chute. Elle nous appelle à elle, rien ne sert de résister mon enfant…..C’est la loi. Quand au repos, n’y compter pas. Il n’y a pas de repos pour les braves. La souffrance est une récompense comme le dit le grand brasseur. Celui qui souffre est celui qui sera le premier. Après la chute sera la plage et le repos. Des plages et des lacs plats, à l’eau clair, sans remous ni chute. La nage libre pour le plaisir et le bonheur de chacun, pour l’éternité. Après la chute…… Au faite, mon brave, Brave, vous l’êtes, non ? Je l’espère pour vous car sinon à la place et lieu de plages verdoyantes, la chute vous mènera droit vers le torrent fous où les vagues et les pics rocheux, vous mettront en pièces encore et toujours mon enfant !

Tiens voilà maintenant qu’il me prend pour son enfant ! Et puis quoi encore…….Il me parle de ne pas résister, de ne pas nager, de plages et de torrent après la Chute.Mais qu’est ce qu’il en sait ? Personne n’est jamais remonté la chute ! Moi ce qui m’intéresse, ce n’est pas ce qu’il y aurait après la chute, mais avant ! C’est comment me dépêtrer de cette odeur, de cette marmelade collante.

Et puis, il ne s’est pas regardé ! Il fait autant de remous qu’une baleine….Bon pas la peine d’insister.

-Je vous remercie mon bon monsieur, je ne sais pas si je suis brave, ni ce qui m’attend après la Grande chute, mais ce que je sais, c’est que je n’entends rien au discours de votre grand brasseur. Alors brassez bien, et bon vent.

Bon, encore un coup pour rien, continuons à nager, on verra bien……

Aiiie…..Je me suis fais mal là. J’ai du accrocher un gros caillou, pourtant ce n’est pas la première égratignure que je me fais, depuis que je nage dans cette boue. Mais là, je crois que je me suis blessé grave.

-Alors camarade, on s’est fait bobo ?

Qui c’est celui là ? Je vais lui répondre on verra.

-Aieee aie, bonjour. Oui, je crois que je saigne. Merci de vous inquiéter.

-Ce n’est rien camarade. Moi je me suis fais bouffer un bras, et mon copain, là, il s’est fait arracher une jambe. C’est la vie comme on dit. C’est des choses qui arrivent quoi. Il ne faut pas se laisser couler. Allez gardez le cap et bon nage…..A un de ces quatre….

-Euuuh, merci, bonne route à vous également.

Waoooo……Alors ceux-là ils ont le moral ! Putain. Chapeau. Bon, moi je veux bien garder le cap, mais faut-il encore savoir où il est le cap……

-Au secours, au secours…….

Que se passe t-il ? Là, quelqu’un qui se noie !

-Accroches-toi mon vieux j’arrive……Ouf, il était temps. Allez attrape mon bras et souffle/ Ca y est ? Tu te sens mieux ?.....

On dirait que oui, il est déjà parti, sans un merci !

Pas grave. Pas besoin de merci pour faire les choses. Nageons !

Olala, c’est de plus en plus dur de se tenir la tête hors de cette boue. Tiens, là ya des gens qui coulent ou quoi ?

-Voulez-voulez de l’aide messieurs ?

-De l’aide ?! C’est trop tard pour ca. Ce qu’on veut nous c’est de couler, couler et couler le plus vite possible. Marre de cette boue. Marre de nager.

-Mais attendez……

Trop tard. Ils ont disparu. Remarque, je les comprends. C’est vrai qu’il faut être maso pour continuer. Je ne sais même pas pourquoi moi, je continue. Peut-être par ce que je suis curieux. Oui ca doit être ça. Je crois…..Là un bateau !

Oui un vrai bateau cette fois. Pas un radeau pourri comme j’en ai croisé, genre bout de bois, non un vrai bateau à voile. Je vais allez demander le chemin.

-Pssst….Messieurs s’il vous plait, allo ! Ho ho !

Mais ils ne m’entendent pas où ils font semblant ?

- Hé ho s’il vous plait, pouvez-vous me répondre ?

Merde, ils se retournent ! Ils font genre je ne suis pas là. Bon tanpis, je crois qu’on ne peut pas les déranger. Tiens un autre bateau qui arrive, celui là il est carrément à moteur.

-Héhoooo, s’il vous plait, pourriez vous m’accorder un instant ?

Ahhh, il ralentit.

-Oui mon bonhomme, que voulez-vous ?

-La sortie s’il vous plait ?

-La quoi ?

-La sortie.

-La sortie ?! Mais on s’en fiche de la sortie. Qui veut sortir ? On est très bien ici. Il y a tout ce qu’il faut, à manger, à boire, on est au sec et on ne craint pas les morsures. Pourquoi diable voulez-vous qu’on cherche la sortie. Quelle drôle d’idée !! D’ailleurs je ne pense pas qu’il y est une sortie. Nous sommes là pour l’éternité, mon bonhomme.

-Et la chute ? Que faite vous de la chute au bout ?

-Mais la chute on ne l’entend pas ici, et on s’en fiche. On a un bateau très puissant, les moteurs tournent jours et nuits, sans interruption, même à l’arrêt. Jamais la chute ne pourra nous emporter. Bon allez, mon brave, circuler, vous nous faites perdre notre précieux temps. Nous avons encore beaucoup à faire, des réceptions à organiser et des cartons d’invitations à envoyer. Les autres bateaux comptent sur nous. Ah un conseil mon brave. Ne vous approcher plus des bateaux, leurs occupants ne sont pas tous aussi magnanimes que moi. Vous pourriez vous faire découper très facilement par les hélices. Au revoir…..

!! Pauvres fous ! Ils ne voient même pas que pendent qu’ils se préoccupent de leurs « réceptions mondaines », la chute les happe, inexorablement. Et leurs bateaux, malgré leurs puissances démoniaques, finiront par y tomber. Oui, le bruit de leurs puissants moteurs les empêche d’entendre le vacarme de la chute, à force, ils en oublient même l’existence, mais ils y finiront quand même.

Bon tanpis, laissons les à leurs loisirs et nageons, nageons, nageons, nageons........ 

 

Pfffffffffffffff, j’en ai assez de nager. Je finirais par tomber dans la chute, comme tout le monde ici, c’est une certitude.

J’aurais bien voulu, avant de me fracasser en bas, savoir comment je suis arrivé ici, et pourquoi. Mais je crois que je ne le saurais jamais.

Je ne sais même pas ce que j’ai, ou, aurais dû faire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai fais ce que j’ai pu, du mieux que j’ai pu, même si je dois l’avouer, pas toujours à propos. Je me suis souvent trompé de courant, de galeries, et même de nage, mais au moins j’ai nagé, ca oui, j’ai nagé.

Pour rien ?.... Peut-être. Mais que pouvais-je faire d’autre ?

Maintenant que je suis fatigué et blessé, trop pour pouvoir continuer, que me reste-t-il à faire ?

M’accrocher à une planche et croire que je vais surnager la boue ? Ou bien croire qu’il n’y a pas de chute au bout, écoutant le bruit de la puissance ou bien goutant aux mielleuses promesses d’un brasseur, tout aussi perdu que moi ?

Non, je vais encore nager un moment, juste un moment. Braver encore un peu le courant, tout en écoutant le vacarme de la Grande chute qui aspire tout.

Rêver aussi, un peu, et enfin couler. Couler sûr, mais en bon nageur.

K.t

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 12:39

Papou rentrait comme tous les jours de sa promenade du l’après- midi, fourbu, pétri de fatigue et de douleur. Mais même à son âge, il lui fallait cette petite ballade journalière. Depuis des années et malgré une maladie chronique, papou, n’avait jamais cessé son activité physique.

Il ne pensait plus qu’à une chose. Se détendre un instant sur son vieux fauteuil, placé tout prêt d’une des deux fenêtres très rapprochées, trop rapprochées, qui donnaient sur le jardin, et s’assoupir un moment.

Il allait s’endormir quand une balle de tennis traversa avec fracas, la fenêtre.

Il se leva difficilement pour ramasser la balle et vit à travers la fenêtre cassée, son petit fils tommy, se cacher derrière le grand chêne majestueux.

-Sors de là tommy, je t’ai vu, dit papou

-Pardon papou, je n’ai pas fais exprès, répondit le petit garçon de toute évidence embarrassé.

-Ce n’est pas si grave, pas grave du tout. Je dirais même que tu as bien fais.

-A bon !? Répondit tommy étonné.

-Oui mon petit. D’ailleurs ………

Et là, Papou jeta la balle qu’il venait de ramasser à et cassa à son tour, la fenêtre qui se trouvait juste à coté de celle qui venait de se briser. La deuxième fenêtre éclata en morceau sous le regard médusé du petit garçon.

-Mais papou, qu’est ce que tu fais ? Il va y avoir un courant d’air maintenant.

-Haha, ne t’inquiètes pas répondit le vieil homme. C’est une chose que je devais faire depuis très longtemps.

-A bon !? S’étonna d’avantage tommy. Mais pourquoi ? Tu avais trop chaud ? Ou bien elles ne te plaisaient plus ces fenêtres ? Elles étaient trop vieilles ?

-Mais non petit répondit papou, amusé.

-Quoi alors ?

-Tu les as libérées….répondit l’homme.

-Ha ?!! Quoi ? Rétorqua le petit garçon qui commençait à douter de la raison de son grand père.

Libérées ? Quoi, qui ?

-Les fenêtres voyons, redit papou.

- Mais comment ? Elles étaient en prison ou quoi ? Je te préviens papou, je ne veux pas me faire enguirlander par papa pour les deux fenêtres. Tu ne vas pas me mettre la deuxième sur le dos ha ?

Papou s’esclaffa :

- Tu ne perds pas le nord toi. Mais non ne t’inquiètes pas. Ton père il le sait très bien pourquoi j’ai fais cela. Tiens le voilà qu’il rentre justement. T’as qu’à lui demander toi-même.

- Papa, papa, viens voir, papou a cassé les fenêtres, s’écria le garçon.

-Quisha, le père, regarda le petit garçon tout excité, se tourna vers son père et dit :

-C’est vrai ce mensonge, père ?

-A moitié mon fils, juste à moitié.

-Comment ça, à moitié ? Répondit quisha.

-C'est-à-dire que j’en ai cassé qu’une seule.

-Ah ! dit le jeune homme. Et l’autre ? Elle s’est cassée toute seule ?

-Non répondit le vieil homme, amusé, en regardant tendrement son petit fils.

-Ah …..Je vois. Rétorqua Quisha. Je vois.

-Et ben pas moi, s’empressa de dire le garçon. Moi je n’y comprends rien. Mais papou m’a dit que toi tu m’expliquerais.

- Oui….soupira le jeune homme. Si tu veux, mais après c’est toi qui va m’expliquer depuis quand tu mens à ton père.

-Le petit garçon rougit mais attendit avec impatience l’explication.

-Alors voilà, commença Quisha.

Les deux fenêtres que tu vois là, …Enfin que tu voyais là, papou les a trouvé au moment de l’achat du terrain, là, debout dans leurs cadres, au beau milieu de rien, l’une à côté de l’autre, comme si elles se tenaient là depuis des dizaines d’années. En effet il existait ici une très vielle baraque, que la mairie avait démolie pour revendre le terrain. Mais va savoir comment ces deux fenêtres sont restées intactes après la démolition.

Alors Papou trouvant ça amusant, a fait construire toute la maison autour, sans y toucher.

-Oh ! S’étonna le garçon. Sans les déplacer ?

-Oui répondit le père. C’est pour cela qu’elles étaient anormalement proches l’une de l’autre.

-Mais pourquoi papou ? Continua le petit.

Le vieil homme souri et dit :

- Ecoutes ton père, il va te l’expliquer. Enfin s’il se rappelle encore de la nature des choses.

-Ca va papa, soupira Quisha, je ne risque pas d’oublier, ne t’inquiète pas.

Ton grand père était persuadé que ces fenêtres étaient deux amoureux !

-Amoureuses ? S’écria le petit garçon. Des fenêtres ? Comment ! Mais ce n’était que des fenêtres !

-Peut-être mon fils, dit Quisha.

Mais l’amour n’est pas l’exclusivité des hommes, loin de là. L’amour n’est qu’un mot, pour désigner une attirance, une connexion, un rapport particulier et unique qui lie et relie les êtres. Ce n’est qu’un mot.

Oui, rajouta-il, en jetant un regard tendre vers le vieil homme. Mon vieux père croit depuis toujours que l’amour dépasse le cadre du vivant tel qu’on le définie, que cette connexion s’étend à, et à travers tout l’univers. Qu’il ne concerne non seulement le vivant mais aussi toute la création, atome par atome.

Le petit garçon se gratta la tête. De toute évidence ça commençait à devenir trop compliqué pour lui, alors papou sourit et dis :

-Oui fiston, tu vois, ces deux fenêtres avait traversé les décennies ensemble, avaient vécu et vieilli ensembles, côte à côte sans pour autant pouvoir se rejoindre. Sans jamais pouvoir se toucher, se voir…sans jamais pouvoir s’unir. Séparées toujours par leurs cadres, par un mur, par une paroi, la seule façon pour eux d’être réunies était d’en sortir, de traverser ce mur et n’être plus des fenêtres. J’ai souvent pensé à les briser mais je ne sais pourquoi j’ai toujours hésité.

Toi, tu l’a fais. Innocemment, sans te poser de question, probablement par hasard, ou alors parce que cela devait se faire par des mains jeunes, promesses de renouveau et de changement.

Alors tu comprends que si l’une part, l’autre, ne pouvait que suivre. Il était trop cruel de les garder encore plus séparées.

Tu les as libérées, je les ai juste réunies.

-Ouuuuuu …. Je ne comprends rien à ces histoires. Je crois que papou commence à yoyoter sérieux, mais je l’adore quand même, malgré ses idées bizarres.

- Oui répondit Quisha, spécial, il l’a toujours été. Allez file dans ta chambre et laisse ton vieux papy se reposer.

 

K.t

 

 

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:35

Elle s’arrêta de voyager..... dans l’espace, et entreprit plutôt un voyage dans le temps.

Reculant le temps, elle passa en revu la moindre de ses interstices.

Le voile du temps, s’ouvrait à elle, tel un livre fabuleux, laissant apparaître les événements dans les moindres détails.

Elle vit ainsi les gaz se solidifier peu à peu en une masse compacte et morte. Cette masse grossissante se transforma à son tour en supernova puis en une fournaise incandescente, qui se rétrécie pour former une étoile jaunâtre, où les réactions nucléaires se déchaînaient. Puis apparurent des taches, des agglomérats de gaz formant à leurs tours de petites planètes gravitant autour de ce soleil. Les unes portaient des anneaux, d’autres nues et froides, rouges ou blanchâtres, attiraient à elles d’autres cailloux formants des lunes.

Tout ceci lui sembla pourtant si familier.

Ce spectacle, elle l’avait vu et contemplait tant et tant durant son existence.

L’une d’entre ces planètes, attira cependant son attention.

C’était la troisième de ce système solaire insignifiant. Une planète étrangement grisâtre et bizarrement silencieuse.

Elle s’y concentra. Aucun bruit, aucun mouvement, aucune vie ne semblait l’habiter.

Pourtant la créature se sentit intriguée par cette boule qui aurait pu, qui aurait dû contenir la vie.

La vie, elle la connaissait bien.

Elle en avait non seulement vu de toutes sortes à travers l’espace infini, mais on pourrait presque dire qu’elle en était à l’origine !

C’est un peu, elle, la créature, qui avait donné naissance à cet étrange phénomène qu’est la vie, un jour très ancien, ou lassée de faire le tour des éléments, fatiguée de la danse des étoiles, elle avait décidé d’y mettre un peu d’animation et d’intérêt.

Alors oui, la vie, elle pouvait la sentir, la pressentir. Et là, sur ce cailloux tournoyant, elle en devinait l’ancienne existence.

Elle recula donc le temps, si peu, mais suffisamment, de quelques millions d’années, pour voir.

 

Alors elle vit, la planète grisâtre redevenir bleue.

Un bleu éclatant où grouillait la vie sous des formes que même la créature n’aurait deviné.

Parmi toutes ses formes, une, très imparfaite, se mouvait, difficilement, lentement.

Elle le vit évoluer, se redresser et modifier son comportement, puis son environnement malgré une intelligence très limitée. C’est vrai que cette forme n’était pas d’une grande intelligence mais elle semblait dotée d’une étrange conscience.

Et cela intriguait la créature.

Comment une chose si faible, si limitée à pu développé une telle conscience ?

Elle stoppa donc la course inverse du temps pour mieux l’étudier.

Effectivement l’être évoluait un peu plus vite que les autres formes de vie l’entourant. S’adaptant, combattant et périssant pour sa survie, il continuait sa course en avant, malgré les échecs et l’adversité, poussé par un étrange désir, une force que la créature avait du mal à saisir.

Elle le vit bientôt étrangement, le regard levé, questionner les cieux ! …. mais aucune réponse ne parvint.

Le temps passait, et parallèlement à son savoir et sa technicité, sa conscience grandissait….Mais toujours, il levait la tête vers les cieux…….et toujours aucune réponse.

Devant cette absence, lassé de ce silence, dévoré par la soif du savoir, la créature vit cet être fébrile, fabriquer ses propres réponses, et atteindre bientôt un degré de science et d’adresse qui lui permit non seulement de modifier en profondeur son environnement, mais également sa propre constitution.

Oui il était désormais capable de créer mais aussi de modifier la création existante……Mais il levait toujours son regard vers le ciel, cherchant des réponses et d’énigmatiques questions. Et toujours en vain.

Ainsi cette forme rampante, s’était redressée pour devenir l’égale de ces dieux, mais au fond de lui, demeurait un manque, un vide, un trou béant, le laissant fragile et vulnérable devant cette absence de réponse, devant cet inconnu, devant la mort.

Soudain…… La créature sentit comme un frisson lui parcourir l’échine.

Cette sensation, ce sentiment de vide absolu était à tout point identique à ce qu’elle ressentait depuis peu !

Cette peur, le partagerait-elle avec cette infime chose ?!

Quel étrange lien pouvait bien exister entre elle, la créature, et cet être insignifiant, qu’un puit abyssal de savoir séparait?

La créature resta perplexe.

 

K.t

A suivre……………………………

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 00:41

Alors elle se maudit.

Elle se maudit d’avoir écouté ce cri, d’avoir quitté son nid où elle reposait depuis une éternité.

Elle se maudit enfin de s’être prise à cette curiosité, d’avoir abandonné sa sérénité intemporelle presque par jeu, par goût d’aventure ou peut-être de nouveauté.

Oui elle s’en serait bien passé de cette aventure de trop, de cette quête qui lui semblait désormais vouée à la souffrance.

La souffrance…….

Cette morsure qui vous déchiquette et vous garde éveillé à en perdre la raison. Cette souffrance qui va au delà de celle physique et qui vous laisse dépourvu de tout, vous dissolvant jusqu’aux tréfonds de l’âme.

 

Tan pi, il était trop tard. Oui bien trop tard pour faire demi tour. Elle était piquée au jeu.

Il lui fallait trouver des réponses car il en est ainsi de la curiosité.

La soif du savoir lui dévorait désormais le cœur.

Elle qui pensait tout connaître, tout savoir…….elle se devait de comprendre.

Elle avait l’éternité pour cela, le temps n’avait prise sur elle, et pourtant sa peur grandissait.

Et si elle ne trouvait pas ? Et si……..

Alors elle était destinée à la souffrance éternelle, à l’amertume et le chagrin. Car la solitude s’était emparée de son essence. Une solitude qui n’avait d’égale que la dimension des univers.

Cette idée la fit frémir, et elle se mit à chercher de plus belle. Elle aiguisa tout ses sens, tout son intellect, tout son être.

Et là, d’un seul coup, l’espace d’un instant infime, elle cru réentendre le cri…..

 

Elle regarda de plus près. Tout autour d’elle, il n’y avait que poussières d’étoiles. Des gazs en expansions et des astéroïdes tournoyants aux hasards des collisions et des gravitations, tels des naufragés perdus, recherchant une planche de salut, ou un rivage au grès des vagues.

Non ce cri ne pouvait pas venir de ces minuscules cailloux, ni de ces nuages de gaz, ni du vide qui régnait autour.

Et pourtant ce cri, elle était certaine de l’avoir entendu à nouveau, là, juste là, au beau milieu de tout ce rien.

Alors elle cessa un instant ces efforts, ferma les yeux, et écoutant le silence.

Ah ! Ce cri, cette plainte mélodieuse qui l’avait ensorcelée. Elle le maudit encore et encore ………….Et là… elle comprit….

Ce cri ne venait pas de dehors mais de son fort intérieur, telle une image, faisant écho à un passé lointain, un temps oublié où la créature somnolait encore dans sa tour d’argent, caressant sereinement ses rêves d’immortalités.

Mais alors pourquoi là, ici, à cet endroit précis, dans un petit coin de cette voie lactée, perdue elle-même dans cette galaxie anodine ? Pourquoi la voix lui parvenait à nouveau ici ? Ici et nulle part ailleurs ?

Ce cri l’avait-il, malgré elle, emmené, dirigé vers ce coin de l’espace ?

Tant de questions devant lesquelles elle se trouvait dépourvues. Car malgré son savoir fabuleux, tout ceci était nouveau pour elle.

Oui étrangement nouveau, chose qu’elle pensait impossible depuis fort longtemps.

Alors elle se risqua à une décision qu’elle n’aurait jamais pensé oser.

Elle se fia non à son jugement, mais……… à son instinct.

A son cœur !!

K;t

A suivre....................................

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 22:06

Une spirale argentée, une petite galaxie, insignifiante parmi tant d’autres.

Cela se pourrait-il que le cri en soit arrivé jusqu’aux oreilles de la créature?

Elle douta, mais continua à chercher, sans succès.

En elle grandissait néanmoins ce sentiment étrange qu’elle ne domptait pas encore. Un mélange de vide, de manque et d’ennuis. Oui c’était comme si une chose manquait en elle.

Elle n’était plus cet être parfait et entier. Ce cri avait éveillé en elle quelques sensations qu’elle pensait impossibles. Elle était incapable de les cerner, mais pourtant elle les sentait au plus profond de son être.

Alors la colère monta en elle. Une colère noire, une colère déraisonnable, semblable à l’explosion de milliards d’étoiles.

De cette colère l’univers trembla, des galaxies s’effondrèrent mais en elle toujours ce sentiment persistait. Elle rageait de ne pas connaître la source de ce cri, et cette sensation viscérale, ce sentiment qu’elle ne savait ni pouvait maîtriser, la rongeait.

Elle rageait enfin de sa propre imperfection. Elle pensait tout connaître, tout savoir, et pourtant elle se voyait démunie.

Pour la première fois elle eut envie, à son tour, de crier !

Car pour la première fois, elle goûtait à l’amertume de l’échec. Pour la première fois de son existence sans âge elle se sentait impuissante !

Oui elle était en colère. Non tant devant le mystère de ce cri venu à elle comme dans un rêve cauchemardesque, que devant sa propre incapacité à maîtriser se sentiment naissant et grandissant.

En colère et triste. Car ce manque, ce vide qu’elle n’avait jamais connu, la plongeait dans l’ennui et l’angoisse.

Une angoisse impossible et impensable, sans fin et sans fond s’emparait petit à petit de tout son être.

Une angoisse que seules la mort et la solitude peuvent engendrer.

.

Mort et solitude…….

Pour la première fois la créature se sentit seule et vulnérable dans l’immensité du cosmos.

Une peur déraisonnable la saisis et elle en sentit de la honte ;

 

Oui, la créature avait…. peur !!!

A suivre…………………………………………………………………………….

K.t

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:44

.............................

Elle voyagea ainsi de galaxie en galaxie, de dimension en dimension à la vitesse de la lumière et même au delà. Non pas à bord un quelconque engin, non pas physiquement, mais par la pensée et à la vitesse de la pensée.

Une pensée si ancienne, vielle et si fatiguée.

Car la créature n’avait pas d’âge, elle avait toujours été, savait tout, connaissait tout, voyait tout, embrassait tout par la pensée. Elle était à la fois ici et ailleurs, tout et rien, partout et nulle part.

Mais ce cri, ce cri…. lui était inconnu.

Elle voyagea encore et encore, passant en revu les étoiles incandescentes, des quasars, des soleils et leurs cortèges de planètes, les lunes et leurs rondes incessantes.

Elle traversa les trous noirs, l’espace et le temps, et regarda les géantes rouges devenir des naines blanches. Mais elle ne trouva nulle part trace de cette plainte qui l’avait réveillé le temps d’un instant.

Soudain un étrange sentiment naquit en elle. Le cosmos lui semblait désormais vide.

Peu lui importait le vacarme et la chaleur du Big-bang et l’incessante transformation de la matière. Tout lui sembla vide. Vide et… froid.

Elle arriva bientôt aux frontières d’une galaxie spirale et ses millions de soleils, que rien ne semblait distinguer des autres. Pourtant….

Pourtant une voie en elle dit de pousser son voyage plus loin, de pénétrer les entrailles de cette spirale magnétiseuse et d’assister de plus près à la naissance et la mort de ses étoiles.

Et la créature l’écouta…..

K.t

A SUIVRE.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 12:55

Dans un autre temps, sur une autre terre, quelque part, dans ce monde ou ailleurs, dormait une créature.

Une créature impensable et impossible. Inexplicable, incohérente et contradictoire.

Une créature défiant la logique. Une créature que rien ne pouvait expliquer ni justifier et que rien ne destinait à être. Et pourtant elle était.

Elle somnolait dans un sommeil qu’on aurait cru éternel. Elle pouvait se déplacer plus vite que le temps et pourtant, rien ne semblait mouvoir cette demi-vie.

Depuis quand la bête dormait, nul ne le savait.

Depuis quand la créature existait, elle même ne s’en souvenait. Elle dormait et rien ne semblait la distraire. Elle avait tout vu, tout entendu, tout vécu. Elle savait tout, connaissait tout.

Son intelligence dépassait le berceau du temps et de l’espace, et son savoir les frontières de l’univers.

La bête que plus rien n’intéressait dormait, simplement.

Simplement ?

Non, car de temps à autre, un soubresaut venait témoigner d’un sommeil agité. La créature rêvait !

Un rêve fait de milliards d’années, de milliards de galaxies et de milliards d’étoiles. Un rêve dans lequel les étoiles naissaient, tournoyaient, vieillissait et mourraient par milliers dans une danse macabre Un rêve où le temps semblait absent. Un rêve de fureurs et de sang. Un rêve d’explosions et d’étincelles où les étoiles s’entre- choquent et se mêlent. Un rêve de bruit mais surtout de silence. Un silence à nul autre pareil. Un silence de mort. Un silence de néant que brisa soudain une plainte. Une voix venu de nulle part et qui mourut aussi tôt.

Un cri, une pleure qui fit sursauter la créature et qui éveilla sa curiosité après des éons. Elle sortit de son sommeil eternel.

Ce cri se répercuta comme se répercute un écho, telle une question sans fin, sur les parois de son être,

Cette question n’avait pas de sens pour elle. Une interrogation qu’elle ne comprenait pas et qui ne se devait pas.

C’était comme si une dimension nouvelle s’ouvrait à elle. A cette idée, la créature se sentit étrangement outragée. Elle avait assisté à la naissance du temps et de l’espace, tout vu, tout connu. Des univers entiers avaient apparu et disparu devant ses yeux, telle la marche des saisons, et pourtant elle n’avait aucune réponse à apporter.

Cela ne se pouvait. Cela ne se devait.

Alors la créature se mut à travers l’espace et le temps en quête.

……………………………A suivre.

K.t

 

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همه از مرگ مي ترسند، من از زندگي سمج خودم...."

 
آن‌چه که زندگی بوده‌است از دست داده‌ام، ............... بعد از آنکه من رفتم، به درک، می‌خواهد کسی کاغذپاره‌های مرا بخواند، می‌خواهد هفتاد سال سیاه هم نخواند، من فقط برای این احتیاج به نوشتن که عجالتا برایم ضروری شده‌است می‌نویسم
S.Hédayat.
من گنگ خواب دیده و عالم تمام کر است ؛ من عاجزم از گفتن و خلق از شنیدن است

Droit, tout droit vers cette obscure clarté,

qui tombe des étoiles...

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این چه حرفیست که در عالم بالاست بهشت
هر کجا وقت خـوش افتـاد همانجاست بهشت

دورخ از تیـــــــــرگی بخت درون تـــــــــــو بــود
گر درون تیــره نباشد همه دنیــــاست بهشت

A.TABRIZI 

Poète perse.

 

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مراد از زنده ماندن ، امتداد خورد و خوابم نیست
توان دیدن دنیای ره گم کرده در رنج و عذابم نیست
هوای همنشینی با گل و ساز و شرابم نیست .

جهان بیمار و رنجور است .
دو روزی را که بر بالین این بیمار باید زیست
اگر دردی ز جانش برندارم ناجوانمردی است .

نمی خواهم بمیرم تا محبت را به انسانها بیاموزم
بمانم تا عدالت را برافرازم ، بیفروزم

خرد را ، مهر را تا جاودان بر تخت بنشانم
به پیش پای فرداهای بهتر گل برافشانم
چه فردائی ، چه دنیائی !
جهان سرشار از عشق و گل و موسیقی و نور است …

نمی خواهم بمیرم ، ای خدا !
ای آسمان !
ای شب !
نمی خواهم
نمی خواهم
نمی خواهم

 مگر زور است ؟  

F;Moshiri

 

Condition humaine

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(Saadi, Poète perse 1184-1283)

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Celui sui se transforme en bête,
se délivre de la douleur d'être un homme


Coupable !!

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  Boite à blabla

 

 

" Mais chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
E.R

La vie ?!

 

کاش میشد سر نوشته خویش را از سر نوشت 

کاش میشد اندکی‌ تاریخ را بهتر نوشت

کاش میشد پشت پا زد بر تمام زندگی‌

داستان عمر خود را، گونی دیگر نوشت

The Only King

Music 4ever

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ميون يه دشت لخت زير خورشيد كوير
مونده يك مرداب پير توی دست خاك اسير
منم اون مرداب پير از همه دنيا جدام
داغ خورشيد به تنم زنجير زمين به پام


من همونم كه يه روز مي خواستم دريا بشم
مي خواستم بزرگترين درياي دنيا بشم
آرزو داشتم برم تا به دريا برسم
شبو آتيش بزنم تا به فردا برسم


اولش چشمه بودم زير آسمون پير
اما از بخت سيام راهم افتاد به كوير
چشم من به اونجا بود پشت اون كوه بلند
اما دست سرنوشت سر رام يه چاله كند


توی چاله افتادم خاك منو زندوني كرد
آسمونم نباريد اونم سرگروني كرد
حالا يه مرداب شدم يه اسير نيمه جون
يه طرف ميرم تو خاك يه طرف به آسمون


خورشيد از اون بالاها زمينم از اين پايين
هي بخارم مي كنن زندگيم شده همين
با چشام مردنمو دارم اينجا مي بينم
سرنوشتم همينه من اسير زمينم


هيچی باقی نيست ازم لحظه های آخره
خاك تشنه همينم داره همراش می بره
خشك ميشم تموم ميشم فردا كه خورشيد مياد
شن جامو پر می كنه كه مياره دست باد