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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 02:13

le bruit qui me calme , n'est ni celui de l'eau qui ruisselle , ni celui du vent dans qui chancelle, dans les feuilles des arbres.

Le bruit qui me calme, n'est ni celui d'un rire qui pour un instant inflige à l'ennui une trêve, ni celui d'une berceuse qui de son doux rythme, invite aux pays des rêves

Le bruit qui me calme, n'est ni celui de cliquetis venant de la cuisine, promesse d'un festin, ni celui la cohue ambiante d'une ruelle, témoin de multiples destins.

Le bruit qui me calme n'est ni le chant fabuleux d'un oiseau en quête de charme, ni celui d'un musicien ivre d'amour,chantant son âme.

Ni la pluie, ni le vent, ni l'orage, ni les chants .

Non.

Le bruit qui me calme est celui que beaucoup détestent , car il annonce dans un rythme presque céleste, l'avance sans retour de la nuit et du jour.

Il chante à l'oreille que rien ne dure, à qui veut bien le croire , ni le bien, ni le mal, ni l’échec, ni victoire. Ni pouvoir, ni honneurs, ni souffrance ou bien bonheur. Ni la gloire ni misère, ni pouvoir ni la chair. Ni beauté ni laideur, si l'angoisse et la peur.

Que seul demeure l'amour, peut-être ,le reste s'efface, rien ne résiste au temps qui passe.

Le bruit qui me calme est celui qui annonce une liberté, le changement du moins, vers le néant ou ....l’éternité :

Tic- tac, tic-tac, tic-tac.......

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 01:56

J ai passé ma vie à construire et reconstruire , à boucher et déboucher les interstices, à colmater les brèches, à réparer le haut, le bas , l'endroit et l'envers du décors, à tout apprendre et tout essayer, m'obstinant et travaillant sans relâche, croyant à l'incroyable et repoussant l’inévitable, crédule et naïf, espérant voire l'effort récompensé le mérite gagner.

Mais aujourd'hui, je suis "fatigué patron".

Fatigué de devoir faire et refaire sans cesse le même travail, et de reconstruire brique par brique ce bâtisse distordue et fragile qu'est ma vie , et le regarder s'écrouler de nouveau. Et je sais maintenant que cet échec n'est pas "que" de ma faute.

Patron, tu as triché.

Tu m'a donné le talent et le savoir faire, le temps et les occasions d'essayer, le matériel et l'argent nécessaire et même le cite adéquat pour une belle bâtisse, mais tu ne m'a jamais donné la première chose nécessaire à quelconque construction valable: Le bon matériau ! Il est défectueux ton ciment ! Il ne prend pas !

Patron tu as triché. Tu t'es foutu de moi. Tu m'as regardé des années durant empiler pierre par pierre, brique par brique, étage par étage une mélasse, une bouse séchée, une merde sans nom qui ne pouvait qu'au final, que s'écrouler.

Et tu t'es fendu la poire, sans jamais me dire que cette saloperie ne pourrait jamais tenir le coup. Oh, je l'ai compris assez tôt mais je me suis dis naïvement et courageusement qu'avec du travail et de la persévérance, j'arriverai a en changer la nature, à la rendre solide et brillante, souple et résistante, suffisamment en tout cas pour en tirer quelque chose de bien. Mais là encore patron, tu as triché. Tu m'a fait croire à cette possibilité, tu m'as fait entrevoir régulièrement une possibilité, même infime de changement. Or je le sais maintenant , la nature du matériau de la vie, ne change jamais. On a ce qu'on a et faut faire avec. ET bien patron, j'ai fais et refais avec, suffisamment longtemps, mais là je suis fatigué. Je n'en peux plus, ça a trop duré et je ne crois plus à tes mensonges.

Alors Trouve- toi d'autres ouvriers de qui te moquer, d'autres pantins crédules dont tu pourra tirer les ficelles pour ta propre distraction car moi patron; je démissionne.

k;t

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 02:51

si les joies de l'amour peuvent rendre un être "humain" , les agonies de l'amour peuvent tout aussi bien le détruire.

Les extases , les misères, les espoirs rageurs et les désespoirs sordides ; les échecs vainqueurs et les odieuses victoires sont souvent le fruit de l'amour.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 01:52

Vivre sans répit, dans un combat contre un ennemi, qu'on sait d'avance vainqueur,

est un enfer de souffrance et de peur.

Mais alors,

quelle plus belle mort que de combattre ce destin contraire,

pour les cendres de ses aïeux et le salut de ses frères.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 03:03

arbre-mort

Ici et en moi se joue une bataille, entre deux entités. Le crédule et l’incrédule, le solitaire et le farfelu, le bon et le mauvais, le triste et le joyeux, le beau et l’hideux. Ce champ de bataille où se dessinent la vie et la mort,  est la chasse gardée d’un monstre. Une aberration qui se terre dans les abîmes, là où nul ne peut aller, là où nul ne peut descendre, là où nulle lumière ne pénètre.

Il se gave de chaque échec, de chaque bataille perdue et de chaque victoire éphémère. Il se nourrit de chaque certitude douteuse et de chaque incertitude raisonnable. Chaque doute, chaque espoir, chaque illusion ou désillusion est pour lui un mets délicieux. Ce terrain boueux est son festin. Grignotant chaque morceau avec délice, les déchirant de ses crocs maléfiques, il rejette la peur et l’angoisse en guise de défection, et comme une trainée baveuse infecte ce théâtre de sa putréfaction.

Affaiblissant les deux parties de son venin mortel, il ne veut néanmoins tuer aucun des deux entités. Non…au contraire même ! Il les préserve.  Agonisants mais vivants, assez faibles pour ne pas se rebeller contre lui, mais suffisamment forts pour continuer à se battre et s’épuiser chaque jour d’avantage, afin de lui procurer sa pitance, sa  ‘victuaille’. Et cela jusqu’à qu’il n’y ait rien d’autre que son effroyable présence dans ce qui ne sera bientôt plus qu’un désert asséché.

Je me dois de le combattre, de le détruire, non par obligation, non par pitié, non par espoir ou croyance,  mais par choix et pour le geste.

Or si je ne peux atteindre son nid, si je ne peux le dénicher ou l’extraire sans tuer du même coup les deux combattants, je peux faire une chose : Le priver de sa pâture ;

Je vais donc ainsi, choisir le seul choix qui me reste :  Instaurer la paix et le laisser « crever de faim ! »  

K.t

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 03:38

Ma chair malade se meurt encore, et sur mon âme crache sa peine.

Prisonnière quoi qu’il advienne, d’un mal obscur et sans remords qui tel des vagues creusant des rides dans la roche la plus solide, frappe les planches de mon navire qui sans secours, sombre et chavire.

Sortilège ou damnation, destin moqueur ou haine sans raison, ce mal obscur creuse mon tombeau, jour et nuit, nuit et jour, sans repos. Mais le repos viendra c'est inévitable, et quand je verserai mon sang à votre table, les dieux et démons envieux, je cracherai ma haine à vos visages hideux, et je le jure devant mes ailleux, vous devrez subir mon courroux. Car après tout, je suis le fruit de votre entrailles et en bien ou mal, bon ou mauvais, je ne suis que le produit de ce que vous m'avez fait. Ma vengeance sera terrible je le jure, et même si cela dure une éternité, je vous ferez payer chaque jour, chaque seconde passé, à me battre et m'angoisser.

Si J’ai vécu milles morts et vous aucune,  vous devrez pour cela, subir ma rancune.

Bientôt quand la mort viendra me réclamer son dû, je marcherai vers vous d'un pas sans béquille. Alors il sera temps pour vous de trembler, dieux de pacotilles. 

Kt

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 01:47

bat

Aime ton prochain comme toi même aurait dit un certain philosophe il y a près de 2000 ans. En échange et devant l’absence totale du père ,il a eu droit comme marque d'amour, à deux bout de bois et quelques clous mal placés. Et bien c'est fait.
Je hais mon prochain tout comme mon précédent. Je hais l'amour qui me tient de ses chaines, qui me ronge la chaire et entrave l'âme. Je hais toute chose au point de les aimer et les aime au point de les haire. Je suis une maladie, une anomalie, un ange déchu, un démon égaré et renié des deux mondes. Je suis, et bientôt ne serais plus.... Alors j'infesterai de ma substance ce monde pour qu'il pourrisse plus vite encore. Et je réclamerais justice, en déchirant le voile céleste et piétinant le sol des enfers. Je ferai couler le sang de tous les saints, et dans une rivière pourpre, je noierais ma douleur et le noms de toutes espérances sans scrupules, j’abatterais les dieux et déesses imposteurs et ricaneurs , les prédicateurs et prophètes de pacotille, prètres et profiteurs à la langue fourchue; je destituerais les dieux sadiques, vicieux et dictateurs, et Je faucherai de ma colère leurs paradis et enfer. Je détruirais, saccagerais jusqu'à en rendre honteuse la mort elle même. Et alors, et alors simplement, quand il ne restera plus que moi et la mort, je disparaîtrais pour l’éternité dans les bras de l'oublie, dans l'obscurité du néant, dans la méandre des limbes. 
Que la mort vienne, si elle l'ose....car j'ai des comptes régler. 

K.t 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 02:38

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Le petit garçon a peur. Peu importe ce qu’il fait, il  se sent mal. Il a cru un moment que la cloche avait sonné, mais non, ce n’était que la récréation ; il lui a fallu retourner en classe, et subir la discipline, toujours la discipline. Apprendre, toujours apprendre à être ce qu’il ne pourra jamais être : un homme. Et pourtant le petit garçon tient bon, il fait des efforts, ravale sa peur et fait ce qu’il doit. Mais son corps n’est pas d’accord. Il a mal, très mal, alors il s’invente des histoires pour se rassurer. Et à force de s’y noyer, il finit par s’y croire. Mais son corps n’est toujours pas d’accord et il lui fait payer cher. Le petit garçon souffre. Il y a une bête en lui. Un monstre velu qui le dévore de l’intérieur, doucement, tout doucement mais aussi surement que le sang qui coule dans ses veines. Alors pour oublier, pour s’oublier, le petit garçon se met à rêver à un monde meilleur, à des lendemains qui chantent et aux bonheurs possibles. Mais les rêves ne durent que le temps d’un rêve !  Au réveil, le petit garçon, se retrouve toujours assis face au tableau noir, enfermé dans son corps, surveillé par sa peur. Son corps a grandi et lui fait  de plus en plus mal. Le monstre ne l’a pas quitté, pas un instant. Non, il a grandi avec lui, dans lui, tout au fond lui, dévorant ses entrailles, entravant ses muscles, écrasant ses os et déchirant son esprit de son venin malfaisant. Il aimerait tant que la classe se termine, que la cloche sonne le départ et qu’il retrouve  la douce sécurité qu’il a connu un jour, une sérénité  qui lui semble sortie d’un conte de fée. Peut-être l’a-t-elle rêvée, il ne saurait le dire. Peu importe, car cette maudite cloche ne sonne pas. Elle refuse. Elle est de mèche avec le monstre qui est en lui et ne sonnera pas avant qu’il ait pu le dévorer entièrement. Alors le petit garçon continue à faire ses devoirs, de mieux en mieux, de plus en plus, mais son corps n’est toujours pas d’accord. Il ne peut plus écrire, ses mains lui font mal, ses yeux le brulent, son dos se courbe, son ventre se tord, il a envie de vomir, il ne peut plus rien avaler, et son cœur s’arrache de sa poitrine. Sa respiration sifflante devient difficile, presque impossible, sa tête s’incline et le monde rétrécit devant ses yeux apeurés. Ses oreilles bourdonnent et Il n’entend plus que le ricanement bestial du monstre tapis au fond de ses entrailles. Il rit, se réjouit de sa pitance et se gave de  sa substance.  Alors le petit garçon décide de s’en aller avant que la bête ait finit sa salle besogne. Il se lève, prend son courage à deux mains, avance péniblement mais fièrement sur ses jambes vacillantes, affrontant le regard du surveillant, supportant les jugements et railleries de ses camarades de classe, et se dirige vers la porte. Mais la porte reste verrouillée de l’extérieur. Tanpis ; il se cogne contre la porte, les murs, les fenêtres, encore, encore et encore …. Mais les ils refusent de céder. Il est condamné à attendre la fin de la classe, à attendre cette maudite cloche. Et à finir ses devoirs…..Le surveillant sourit méchamment en le raccompagnant à sa place. Le petit garçon a vieillit. Il ne reste presque plus rien de lui, que quelques cheveux blancs, et des regrets.

Patience mon petit garçon. Je suis avec toi, je l’ai été à chaque instant et depuis toujours. Fais-moi confiance la classe sera bientôt finie. Le monstre sera repu et nous pourront bientôt rentrer à la maison. Encore un effort, encore un devoir….. Et nous serons enfin, libres.  

KT

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 01:39

le-passeur.jpg  

 

Le passeur m’attend, et sera payé grassement

Par des pièces de souffrance gagnées pour chaque instant

De douleur de peur et de désespoir

Le passeur sera payé, Oui, vous pouvez me croire   

K.T

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 10:54

Mon âme vieillissante se louvoie tel un sangsue. Elle est toujours prisonniere de mes tripes pourrissantes.

Les cris se meurent dans ma gorge et ne trouve plus la force de faire entendre leures souffrances, car ils savent que cela ne sert plus. Le ciel bas, orageux, étouffe les flammes fantasmagoriques d’un futur à jamais disparu sous le poids de cette affreuse réalité. Le ciel est de plomb et Il fait froid. Il fait froid et le fera pour toujours désormais.

Je lui appartiens. Je lui ai toujours appartenu, même si elle a su se faire oublier un moment pour mieux me réclamer.

Cette vielle ensorceleuse, cette danseuse aux seins empoisonnés, aime les mises en scène obscènes et s’enorgueillit  à mettre en terre sa propre progéniture. Elle festoie et s’enivre au-dessus des tombes sans cesse grandissantes,  jamais rassasiée car elle sait que d’autres viendrons enrichir sa danse macabre et nourrir son appétit monstrueux.

Je suis là, prêt pour mon dernier spectacle.  

Oui je monterai sur scène avec elle, mains dans la mains et la ferai danser une dernière danse endiablée. Mes pas légers raisonneront à faire fendre la chape du ciel et la terre s’ouvrira devant mon mépris pour me laisser accompagner cette noire sorcière jusqu’aux méandres des limbes.       

KT

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Présentation

  • : Le monde est fou....moi aussi.
  • : Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
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Tout ce qui a un début, a une Fin.

همه از مرگ مي ترسند، من از زندگي سمج خودم...."

 
آن‌چه که زندگی بوده‌است از دست داده‌ام، ............... بعد از آنکه من رفتم، به درک، می‌خواهد کسی کاغذپاره‌های مرا بخواند، می‌خواهد هفتاد سال سیاه هم نخواند، من فقط برای این احتیاج به نوشتن که عجالتا برایم ضروری شده‌است می‌نویسم
S.Hédayat.
من گنگ خواب دیده و عالم تمام کر است ؛ من عاجزم از گفتن و خلق از شنیدن است

Droit, tout droit vers cette obscure clarté,

qui tombe des étoiles...

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این چه حرفیست که در عالم بالاست بهشت
هر کجا وقت خـوش افتـاد همانجاست بهشت

دورخ از تیـــــــــرگی بخت درون تـــــــــــو بــود
گر درون تیــره نباشد همه دنیــــاست بهشت

A.TABRIZI 

Poète perse.

 

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مراد از زنده ماندن ، امتداد خورد و خوابم نیست
توان دیدن دنیای ره گم کرده در رنج و عذابم نیست
هوای همنشینی با گل و ساز و شرابم نیست .

جهان بیمار و رنجور است .
دو روزی را که بر بالین این بیمار باید زیست
اگر دردی ز جانش برندارم ناجوانمردی است .

نمی خواهم بمیرم تا محبت را به انسانها بیاموزم
بمانم تا عدالت را برافرازم ، بیفروزم

خرد را ، مهر را تا جاودان بر تخت بنشانم
به پیش پای فرداهای بهتر گل برافشانم
چه فردائی ، چه دنیائی !
جهان سرشار از عشق و گل و موسیقی و نور است …

نمی خواهم بمیرم ، ای خدا !
ای آسمان !
ای شب !
نمی خواهم
نمی خواهم
نمی خواهم

 مگر زور است ؟  

F;Moshiri

 

Condition humaine

iran  


(Saadi, Poète perse 1184-1283)

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Celui sui se transforme en bête,
se délivre de la douleur d'être un homme


Coupable !!

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  Boite à blabla

 

 

" Mais chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
E.R

La vie ?!

 

کاش میشد سر نوشته خویش را از سر نوشت 

کاش میشد اندکی‌ تاریخ را بهتر نوشت

کاش میشد پشت پا زد بر تمام زندگی‌

داستان عمر خود را، گونی دیگر نوشت

The Only King

Music 4ever

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ميون يه دشت لخت زير خورشيد كوير
مونده يك مرداب پير توی دست خاك اسير
منم اون مرداب پير از همه دنيا جدام
داغ خورشيد به تنم زنجير زمين به پام


من همونم كه يه روز مي خواستم دريا بشم
مي خواستم بزرگترين درياي دنيا بشم
آرزو داشتم برم تا به دريا برسم
شبو آتيش بزنم تا به فردا برسم


اولش چشمه بودم زير آسمون پير
اما از بخت سيام راهم افتاد به كوير
چشم من به اونجا بود پشت اون كوه بلند
اما دست سرنوشت سر رام يه چاله كند


توی چاله افتادم خاك منو زندوني كرد
آسمونم نباريد اونم سرگروني كرد
حالا يه مرداب شدم يه اسير نيمه جون
يه طرف ميرم تو خاك يه طرف به آسمون


خورشيد از اون بالاها زمينم از اين پايين
هي بخارم مي كنن زندگيم شده همين
با چشام مردنمو دارم اينجا مي بينم
سرنوشتم همينه من اسير زمينم


هيچی باقی نيست ازم لحظه های آخره
خاك تشنه همينم داره همراش می بره
خشك ميشم تموم ميشم فردا كه خورشيد مياد
شن جامو پر می كنه كه مياره دست باد