Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
D’autres non pas dépourvu de dons dits artistiques, car je pense que nul n’en est dépourvu, ne les développent guère et trouvent plus aisé de se noyer dans une sorte de suractivité.
Ce sont tous les fous du travail, ceux qui s’acharnent à vivre pour travailler et non travailler pour vivre. Car le travail, tout comme l’artistique permet d’oublier de modifier son espace-temps. Ils trouvent dans le travail un microcosme, et dans l’organisation du travail et du temps de travail, une certaine sécurité en cela qu’ils croient pouvoir maitriser ce temps et ces aléas et donc d’imposer son propre rythme à la vie au lieu de subir le rythme de la vie.
Ainsi le cadre qui fixe ces rendez vous, dans son bureau bien à l’abri du monde extérieur, a le sentiment de tordre le temps ; de maitriser l’événement et le moment en décidant du début et de la fin de l’entrevue, de l’endroit mais aussi parfois même de l’issu ! Ainsi il a l’impression de modeler son temps (la vie) à sa convenance, de l’obliger à se plier à son rythme en le maîtrisant alors qu’au fond, il ne cherche qu’à se synchroniser avec le présent immédiat , et donc à exister ! Je n’aborde pas ici l’attrait du gain ou le pouvoir ( synonyme), mais le processus psychologique par lequel certaines personnes passent leur vie non seulement au travail (même en vacance) mais font passer le travail ( comme si le travail était une chose particulière, une entité concrète telle une personne) avant toute chose dans la vie. Ces fous du travail ne sont pas tous riches ou faiseurs d’argents. Non ceci dépend des circonstances et des rencontres heureuses comme toute réussite d’ailleurs (le conatus est soumis aux événements et rencontres tout autant qu’à la volonté et choix). Non, beaucoup sont de simples travailleurs sans sous, des petits chefs ou même des artisanats modestes. Simplement ils sont acharnés, ne pensent qu’au travail et ne vivent que pour et par le travail. Ce sont ceux qui se suicident pour un contrat perdu ou un ordre contraignant, ou encore une dépréciation hiérarchique…. Car leur monde se résume au travail et pour un peu qu’un grain de sable vienne modifier cette construction du temps, celui-ci s’écroule ! Ce monde est le leur car ils y trouvent non pas forcément gloire ou fortune, ni même toujours reconnaissance, mais un hui clos ordonné, dans lequel il peuvent distordre le temps, et ainsi tenter d’être dans l’instant, ou autrement dit : se sentir exister
Sous leurs aspect sérieux et parfois même austère, ces fous du travail qu’ils soient riches ou pauvres, puissants ou méconnus, businessmans ou simples ouvriers, sont tous en quelques sortes des artistes manqués, avec lesquels ils partagent un point commun : La conscience de l’impossibilité d’arrêter le temps, celle de ne pouvoir jamais réellement et consciemment être dans le temps présent, un présent dont on n’a conscience qu’une fois qu’il est déjà du passé.
Suite….