Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
La nuit porte conseil ; qui dort dîne ; le sommeil juste ; …
Depuis toujours l’homme connaît l’importance du sommeil. A tel point que le sommeil est devenu de nos jours une science, une branche de la médecine à part entière.
On le décortique, l’analyse on apprend son fonctionnement et ses phases, on tente de l’améliorer par tous les moyens médicaux ou paramédicaux, en rappelant sans cesse son importance vitale.
En cas d’insomnie, il existe outre les recettes de grand-mère, une ribambelle de procédés thérapeutiques, allant du simple relaxant aux substances chimiques les plus complexes, en passant par toutes sortes de massages ou de manipulations physiques et psychologiques.
Bref, le sommeil et son cortège de rêve n’ont presque plus de secrets pour nos chers scientifiques. Le conscient et l’inconscient nous ouvrent désormais la porte des songes et nous guident jusqu’aux profondeurs de l’esprit.
Mais alors pourquoi, dormons-nous toujours aussi mal ?
Parce qu’on a des soucis, que les choses ne tournent pas comme ils devraient, parce qu’on est angoissé ou déprimé ? (Sans parler de maladies physiologiques)
Peut-être, mais alors qu’est ce qui expliquerait que certaines personnes se trouvant dans des situations les plus délicates arrivent quand même à dormir correctement, alors que d’autres ayant tout le confort nécessaire deviennent insomniaques.
Prenez le cas de marins, d’alpinistes, de personnes en situations précaires éloignés des richesses matérielles ou autres soldats qui malgré les dangers et tourments profitent d’un sommeil réparateur, alors que l’insomnie gagne les sociétés les plus avancées, jusqu’à noyer les populations sous un flot de somnifères ?
Si nous donnons autant d’importance au sommeil, et à juste titre, le faisons nous pour ce qui est, en quelques sortes sa finalité, sa raison d’être ; le réveil ?
Car pourquoi dormons-nous si ce n’est pour se réveiller, et ceci dans de meilleures conditions. Et j’insiste sur le terme « meilleures conditions ».
Le sommeil nous est vital, aussi bien sur le plan purement physique que psychique. Nous savons aujourd’hui que la capacité de rêver nous maintient en vie, nous ouvre des perspectives d’avenir et que le sommeil paradoxal est aussi primordial que le sommeil profond.
Ce système ingénieux, n’a de but que de maintenir au mieux la structure de l’individu, de lui permettre de se « réparer »et d’être dans de meilleurs conditions (ou dispositions si vous préférez) au réveil, afin de survivre.
Le corps se réfugie pour ainsi dire durant quelques heures (pour les plus chanceux), dans une sorte de « réalité parallèle », un monde imaginaire qui néanmoins se nourrit directement de la réalité « réelle » de l’individu pour mieux le préparer à « l’affronter », au réveil.
Le sommeil est donc une sorte de sécurité, de soupape, de coupure aussi, de Stand-by, dans l’espoir d’un lendemain meilleur ou du moins différant pourvu qu’il ne soit pas pire.
Voilà, le mot est lâché ; espoir.
Le sommeil, cette machinerie sophistiqué nous sert à survivre (par une multitudes de procédés, les une plus astucieuses que les autres), prend sa source dans l’espoir.
Tel un arbre, le sommeil produit de l’espoir (la nuit porte conseil….), mais surtout se nourrit de ce même espoir qui fat « vivre ».
Sans espoir d’un lendemain……. aucun sommeil………. de bonne ou mauvaise qualité.
Ce qui défini le sommeil est aussi sûrement la journées « passée » que la journée « à venir ». Ou plus exactement l’espoir qui réside dans la journée à venir.
Voilà pourquoi le millionnaire dépressif (dépression caractérisée par une perte d’envie car perte d’espoir du mieux) dort mal, se réveil fatigué et va parfois jusqu’au suicide, alors que l’ouvrier de base pour un peu qu’il lui reste l’espoir d’un jour meilleur, aussi petit qu’il puisse être, dort sur ces deux oreilles.
Le sommeil dépend bien évidement de la réalité existante, une journée riche et bien remplie, en harmonie avec soi sur le plan physique et émotionnelle, nous apportant satisfaction, entraînerait sans difficulté une nuit de sommeil paisible et réparateur. C’est ce qu’on appelle le sommeil "du juste" , mais ces conditions ne sont réunies que pour une poignée de « privilégiés ». Pour les autres, c'est-à-dire la grande majorité insatisfaite de leurs réalités immédiates pour des raisons diverses, justes ou non, il reste l’espoir du changement .
Et dans ce cas rien n’est pire que la stagnation, le "pareil au même", les jours qui se suivent et qui se ressemblent, les espoirs transformés en regrets et le prince charmant qui ne vient jamais.
Alors l’espoir laisse place à la lassitude, la monotonie s’installe et l’insomnie pointe le bout de son nez. A quoi bon de dormir alors sinon qu’a OUBLIER ?
Or le sommeil, ne doit pas servir qu’à cette fin, quant c’est le cas, il ne peut être que perturbé.
Non pour bien dormir, il ne suffit pas de donner à l’individu des somnifères, ni des calmants pour apaiser ses peurs et ses angoisses, il faut aussi lui donner la possibilité de les combattre et d’agir, pour un avenir meilleur. En un mot, il faut lui redonner L’ESPOIR.
Non la vie ne doit pas être un fleuve tranquille, car alors elle risque de se transformer en…… marécage.