Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
La paix.
Un rêve que l'homme caresse depuis des millénaire.
Mais voilà, pour qui se penche un instant sur l'histoire, il est clair que la paix n'est que passagere, que l'histoire de l'homme n'est qu'une succession de guerres, de combats et de batailles, apportant son cortège de destruction et d'atrocité.
Depuis la nuit des temps, des hommes se font la guerre (sous toutes ses formes), tout en essayant de l'éviter.
Ni l'expérience des guerres, ni la mémoire de cette atrocité, ni même le savoir et l'éthique, rien ne semble pouvoir arrêter ce penchant pour la guerre et changer l'homme en un être non-violent.
Alors devant cette impuissance, a surgit une idée, vielle comme la philosophie elle même, une idée abordée par toutes sortes de religions et d'idéologies et très en vogue récemment, qui met en opposition face à cette violence, la "compassion" bien sûr, mais surtoût ce que je pourrais nommer comme une certaine " logique ou, conscience ultime ".
Ceci pourrait se résumer ainsi:" l'homme ne se fait la guerre, que parce qu'il ne possède pas encore la conscience qu'il ne fait qu'un avec les autres. Que l'homme n'est pas un individu proprement dit, mais une parcelle d'un ensemble qu'on nomme l'humanité, puisqu'il est issu de la même race ou lignée. Par conséquent, il est non seulement néfaste mais aussi illogique qu'il se fasse la guerre à lui-même, car au final, il ne fait que s'auto-détruire."
Je trouve cela assez drôle et bien mené.
Simplement je pense que cela ne se passe pas aussi simplement.
Ce n'est pas en acquérant cette nouvelle conscience, une sorte "d'amour universel de soi à travers l'humanité", que l'homme cessera par lui même la violence et la guerre.
car si l'homme est capable de penser et de se penser, il n'en reste pas moins soumit aux impératifs du réel.
Si il est vrai que l'homme fait parti d'un tout, qu'il n'est qu'une parcelle de cette nature, du cosmos, de l'univers, de la création ( divine ou non), et que son interaction avec ses semblables mais aussi avec tout ce qui vit ou non, ne fait aucun doute possible, cela n'implique pas que son bien, se trouve forcement être celui de son semblable. Il en est même souvent loin.
Vous viendrait-il à l'idée de trouver illogique ou "anormal", qu'un grand poisson, mange un plus petit, ou bien qu'un grand Félin se débarrasse d'un autre, ou encore qu'un oiseau de proie chasse un merle ou un pigeon?
Non, on sait tous que cela va de soi, si j'ose dire, que cela est en harmonie avec la loi de la nature et de l'évolution.
Et cela reste encore valable même quand un animal se dresse contre un de ses semblables, tel un lion s'attaquant à un autre pour défendre son "rocher. Même dans ce cas, les lois de la survivance, dictent à l'animal de protéger son clan et son territoire, avant tout.
Ainsi va de l'évolution. Le plus fort survit, au détriment des autres et même ses semblables, peu importe sa "race", lignée ou provenance.
Et qu'en est-il de l'homme, animal doué de "conscience" et surtout de conscience de soi?
Et bien il ne fait pas exception à la règle. Il subit la loi comme les autres. Simplement il en est conscient et peut le regretter.
Or peut-il changer les lois du réel?
Non, du moins pas encore. Mais ce qu'il peut faire en revanche c'est d'élaborer une stratégie, une vision, qui lui permettrait d'éviter au possible, cette violence. Et c'est ce qu'il fait, en essayant d'unifier non pas les biens de chacun, mais de faire du bien de tous, le bien de chacun.
Cette "supra-conscience" dont on nous vante les bien-faits, cette ultime conscience métaphysique, qui consiste à se sentir une partie d'un tout et du même tout, n'empêchera jamais la nature et le réel d'exercer sa tyrannie.
Par contre ce que cette connaissance nouvelle permettrait, serait une bien meilleur collaboration et coordination de ces parcelles que sont chaque être humain, afin de parvenir à un but commun, un but de "l'ensemble" qui n'est au fond rien d'autre que le bonheur ou le bien être de cet ensemble, et donc de chacun.. Et pour y arriver, quel meilleur moyen que de s'entendre.....et faire la paix, autant que possible.
Mais attention aux dérives qu'une telle "pensée", peut produire. Car quoi qu'on en dise, cette conscience même acquise, reste une conscience "secondaire" qui ne se place qu'après la conscience individuelle de l'être. Et il en sera toujours ainsi tant que l'homme naîtra et mourra "seul". Cette conscience collective doit être "induite", car elle n'est point instinctive. Or l'histoire montre que cette "induction" peut déboucher sur des "aberrations". Quand le collectif prend de force ou par la force le pas sur l'individu, cela s'appelle la "dictature". Une dictature qui peut prendre bien des noms: communisme, fascisme, racisme, etc....
Car pour que cela fonctionne il faut non seulement que le bien-être de chacun se confonde avec le bien de tous mais que impérativement, le bien de tous induise le bien de chacun, sans exception, et s'y confonde. Ce qui implique que cette idée soit partagée par tous, et de façon immédiate et naturelle. C'est à cette condition et à cette condition uniquement, que l'homme pourra peut-être un jour éviter la guerre.
Alors......
Il viendra peut-être (et je l'espère) ce jour, où l'homme instinctivement usera de cette conscience, conscience qui fera partie intégrante de lui. Il placera alors son bien au même niveau que le bien de l'autre ou des autres, il se verra comme une partie d'un tout, au service de ce même tout, de cet ensemble qui sera au service de son bien-être. Ainsi l'un sera le tout, et le tout, l'Un.
Mais il faudra du temps. Beaucoup de temps car cela s'appelle l'évolution.
En attendant, méfions-nous des apprenti-sorciers......
Kt