Pour ceux qui s'interrogent..sur l'amour,la guerre..la vie, et la mort. Sans oublier l'humour, le sexe, et le ROCK "n" ROLL, bien sûr
Cette société vénère la normalité.......A force de barèmes, de chiffres, de statistiques, vous êtes jugés, cartographiés , catalogués.
Et celui qui n'est pas dans les normes, pile poil entre deux courbes quadrillées, ohhh la......Vite, il faut agir, le soigner, l'isoler, l'enfermer s'il le faut et tout mettre en oeuvre pour que le dit individu ne soit plus bizarre, mais normal, comme tout le monde. Et peu importe si ce dit anormalité fait de lui ce qu'il est, traduisant peut-être une spécificité, mettant à jours peut-être certaines disponibilités
Étant ce qu'il est, il va souffrir puisqu'il est amené à vivre dans un monde normal, où chacun est parfaitement sain d'esprit !
Ce monde normal où on prend des décisions planétaires en consultant l'oracle et les cartomanciens, où on cherche son avenir dans la position des astres, où on juge de ses compétances en additionnant les chiffres de sa date de naissance, ou en cochant des cases mornes d'un questionnaire placide sensé vous indiquer le degré de votre intélligence !
Un monde où on croit à la résurrection, aux anges, à l'au-delà et on tue au nom d'un supposé dieu. Un monde où l'argent vous donne dignité et reconnaissance, où la réussite fait d'un homme un bon ou mauvais individu, où les échecs sont bannis, et où l'amour et compassion se monnaient.
Dans ce monde peuplé de gens normaux, avoir des tics et des angoisses légitimes, croire à autre chose, parler aux plantes, rêver de super-héros, se parler à voix haute, ne pas être bon en écriture ou en calcul "à son âge!", ne pas avoir de bonnes notes alors même que la matière étudiée ne présente aucun intérêt immédiat, bouger quand il ne le faut pas, êtres amorphe ou bien hyper-actif, être trop grand, trop petit, trop maigre, trop gros, trop peureux, trop timide, trop agressif ou trop passif est mauvais signe....Non surtout pas de trop ou de pas assez, mais que du juste assez.
Il faut rentrer bien dans les barèmes, corréspondre au "model", quitte à souffrir soutiens et médications diverses.
Alors on va trifouiller le cerveau pour le normaliser et ce faisant, montrer bien cette différence comme une tare. On va humilier, culpabiliser en la mettant à l'index encore et encore, jusqu'à ce que l'individu accepte non sa différence, mais la honte de cette différence, et qu' enfin, il demande lui même à en être purifié !
Oui, car il n'est point comme il faudrait.
Oui, car il n'est point comme il devrait.
Car il n'est point comme tout le monde.
K.t