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Vivre, survivre, sans cause ou raison,
 tenir la distance, boucler la boucle, accomplir sa mission.
Telle est ma quête, ma malédiction.
La loi du plus fort est toujours la meilleur

Mon histoire....de chèvre !


 
Lundi 4 février 2008

Publié dans : Philo-Socio

Eh oui  tout ce qui a un début a une fin.

Cela dit tout dépend de ce qui se passe entre le dit début et la dite fin.  

Parfois c’est bien, souvent c’est moins bien. Mais quelques fois c’est plus compliqué que ça.

Je m’explique :

Quand les choses vont bien, on est content.  Je ne vous dis pas qu’on est heureux. Oh non le bonheur est un mot sans signification réelle. Non on est juste bien. On ne se rend pas compte, les choses vont et viennent, la vie suit son cours sans trop d’histoire et puis le temps passe. Bien sur il y a des jours avec et des jours sans, mais globalement ça va, on se débrouille tant bien que mal les jours sans, et on en profite les jours avec, autour d’une table ou au cinéma, au discothèque ou en club de vacances ou bien tout simplement en compagnie de sa famille ou ses amis de ce qu’on appel communément  « les plaisirs simples de la vie ».

En un mot, ce qui caractérise les moments de bien être c’est le fait qu’on n’y pense pas. En vérité on ne pense pas tout cour. Non pas qu’on ne réfléchisse point, non, simplement on ne ressasse pas les choses.

On dirige son bateau, on surf sur la vague de la vie, et on Glisse. Parfois on rencontre quelques rochers au loin qu’on tache d’éviter, d’autres fois on se bat contre des tempêtes qu’on espère passagères, mais à aucun moment on ne perd espoir. On glisse avec toujours dans la ligne de mire, la plage de sable fin et ses cocotiers. Rien que l’idée d‘approcher le rivage, rend la tempête acceptable et les jours de beau temps éclatant.

 

Quand les choses vont mal c’est une autre histoire. Les journées deviennent longues, le temps passe moins vite, la fatigue et le doute s’installent et alors la traversée semble de plus en plus périlleuse. Le vent souffle trop fort les jours de tempête et le soleil tape trop dur, les jours de beaux temps. Le rivage semble de plus en plus lointain et le bateau de moins en moins sûr. Il y a toujours quelque chose à revoir sur le navire qui tangue de plus en plus et cela ne vous laisse que peu de temps pour profiter des « plaisirs simples », car même si par moment tout semble en ordre, vous sentez pertinemment que bientôt quelque chose va clocher, quelque chose qui vous prendre du temps et de l’énergie.

Mais soit, en bon marin que vous êtes, vous faite fi des défis, rassemblant votre courage vous restez à la barre et vous rectifiez la route, celle qui vous mènera à l’île au sable d’or, au rivages de la tranquillité et ses vahinés.

Car malgré les embûches et la fatigue, vous connaissez la route à prendre, votre navire tient encore le coup et vous vous sentez  compétent. Il suffit alors de serrer les dents et de tenir le cap. Et au mépris des monstres marins, d’effroyables tempêtes, au risque même d’y laisser la vie, comme le témoignent les épaves de somptueux bateaux que vous avez croisé, vous continuez car, en fin de compte, que faire d’autre que de naviguer ? L’île n’est plus très loin, le bateau semble tenir malgré les problèmes, mais surtout, oh oui surtout, vous connaissez la route, vous avez la carte sous les yeux et ça ; ça vous donne tout le courage du monde.

 

MAIS imaginez un instant que votre beau navire et son équipage qualifié, gonflant fièrement ses voiles et découpant tel un espadon les flots, vous transportant par delà même l’horizon, heurte un petit récif par un malheureux hasard, et commence à prendre l’eau.

C’est des choses qui arrivent !

Qu’à cela ne tienne, vous vous retroussez les manche et vous commencer à réparer. Après tout après expertise, ce n’est qu’une petite fuite sans grandes conséquences. Vous y arrivez presque quand soudain une autre fuite s’annonce. Pas de panique ! Nous allons réparer. Mais une autre prend le relais, et une autre, et une autre….En homme de caractère que vous êtes, vous ne vous laisser pas abattre sauf que de réparations en réparations vous oubliez presque votre Mission, votre but, je veux parler de l’île et ces nectars ! Votre vie ne se résume plus qu’à réparer ! Mais peu importe puisque le bateau avance toujours.

 

Soudain comble de malheur, au cours d’une de ces collisions, vous perdez vos instruments de navigation et votre carte aux trésors !  Tout le toutime quoi.  

Alors  le ciel s’assombrit et les étoiles perdent leurs éclats derrière une épaisse couche de nuage.  

SOIT, tout brave que vous êtes vous décider de continuer car après tout, en navigant au hasard, rien ne vous interdit de trouver l île paradisiaque, toujours au hasard.

Oui, le Hasard fait bien les choses ; Parfois !

Toutes voiles dehors, vous fiant à votre instinct, vous tracez droit, tout droit, vers cette obscure clarté qui tombe des étoiles.

Mais là, il arrive ce qu’il ne devait pas, la goûte qui fait déborder l’océan. Le vent s’arrête. Plus un souffle. Mer d’huile !! Vogue la galère. Il faut ramer.

Alors vous ramez, puisqu’il le faut. Mais cela dure, des jours, des mois, des années….

 

Les premiers temps ça va.

MAIS un jour où vous êtes plus fatigué que les autres, Elle vous tombe d’un coup sur le coin de la gueule : Je veux parler de votre meilleur allié mais aussi votre pire ennemi : La Conscience. Vous prenez conscience !!

Vous voilà donc perdu, je dis bien perdu en pleine mer, aux commandes d’un navire qui prend l’eau, sans carte, sans destination précise, sans vent, obligé de ramer indéfiniment…

Bien sûr les cales sont remplies, vous avez de l’eau et de la nourriture encore pour des années, il y a tout ce qu’il faut sur le bateau pour réparer et continuer. Pour survivre quoi. Tout va bien !

Peut être ; oui peut-être. Mais putain pour quoi faire !! Et jusqu’à quand ?

Et non tout ne va pas bien, rien ne va bien en faite.

Marre d’un navire qu’il faut réparer sans arrêt. Marre d’une mer sans le moindre vent. ET surtout et surtout ramer jusqu’où ? Pour aller où ? Réparer sans cesse un bateau pourri dans l’espoir qu’un jour le vent se lève, que les nuages s’écartent et que les étoiles brillent de nouveau ? Tout ça pour atteindre une destination perdue dont il ne vous reste qu’un vague souvenir ?

Ne vaut-il pas mieux se laisser couler corps et biens? Et on en parle plus !

Je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est qu’il est bien difficile de vivre dans l’espoir qu’il y ait un jour l’espoir de …. Et que la patience et le courage ont leurs limites, que sans éclaircit, sans vent et sans itinéraire,  il est bien difficile de faire avancer son navire et que ce qui guette le commandant, tôt ou tard, c’est

L’ANGOISSE !!! 

Non pas trop celle de mourir en mer, mais CELLE de ne jamais arriver à aucune destination. De couler sur place sans pouvoir combattre. Sans avancer d’un pouce, dans l’impuissance la plus totale.

L’angoisse qui INEVITABLEMENT aura raison, tôt ou tard du commandant, du bateau et du reste.

Alors

«Que celui qui tient le gouvernail de mon destin, commande à ma voilure » Shakespeare .

 

Par taher - Communauté : Refaire le Monde
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Tu ne meriteras pas d'être dans ce corps"
(Saadi, Poète perse 1184-1283)

 



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